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Légalisation du cannabis: premier barrage de la police de Québec

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Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a ciblé le cannabis au volant lors d’un barrage routier, mercredi soir, au premier jour de la légalisation de cette drogue.

Le corps policier confirme que ce n’est pas un hasard si ce barrage, effectué de 21 h 30 à 22 h 30 sur le boulevard Wilfrid-Hamel, à L’Ancienne-Lorette, a eu lieu le jour de la légalisation du cannabis. Le SPVQ entend faire appliquer la politique de tolérance zéro en matière de cannabis au volant.

En vertu de la loi québécoise, il est interdit à toute personne de conduire un véhicule routier ou d’en avoir la garde ou le contrôle en étant sous l'influence de la marijuana ou de toute autre drogue.

«Oui, c’est certain qu’avec la légalisation qui a eu lieu hier [mercredi], les policiers ont été présents sur les routes pour vérifier autant l’alcool que la présence de drogue», affirme Mélanie Jobin, porte-parole au SPVQ.

Une douzaine d’agents ont pris part au barrage qui a permis de contrôler 200 conducteurs. Aucun d’eux ne présentait des signes de facultés affaiblies.

Question de jugement

Les policiers doivent se fier à leur jugement pour détecter les conducteurs fautifs. Le SPVQ ne détient pas, à l’heure actuelle, d’appareil portatif semblable à l’alcootest pour déceler spécifiquement la présence de cannabis dans la salive.

Le gouvernement fédéral a homologué un appareil salivaire en prévision de la légalisation du cannabis, mais celui-ci serait peu répandu au sein des services policiers, du moins au Québec.

Selon Étienne Doyon, porte-parole au SPVQ, cet outil est mal adapté aux besoins des policiers sur le terrain.

«C’est un appareil qui est assez gros en volume, qui doit être à une certaine température, etc. Les policiers, dans le cadre de leur travail, ont besoin d’un appareil qui va être, aussi, pratique. On évalue présentement nos possibilités pour d’autres appareils», précise M. Doyon.

Mêmes tests

Le cadre légal du Québec adopté cet été prévoyait d’ailleurs que, si les dispositifs permettant de détecter la présence de cannabis ne sont pas disponibles, l'on recoure aux méthodes employées depuis des années.

Les policiers sont formés pour soumettre à des épreuves de coordination des mouvements les automobilistes qu’ils soupçonnent d’avoir les facultés affaiblies par la drogue. Un échec à ces épreuves suffit pour placer le conducteur en état d’arrestation et l’amener au poste de police, où il subira une autre série de tests menés par un agent évaluateur.

Selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec, 25 % des conducteurs qui ont pris de la drogue dans la dernière année admettent avoir conduit un véhicule après avoir consommé.