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Opioïdes et marijuana en vedette !

Opioïdes et marijuana en vedette !
Photo courtoisie, Société québécoise du cannabis

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Avouons-le, ce fut toute une semaine !

La parution de la biographie de Michel Courtemanche (que je me promets de lire), les nouvelles statistiques à propos des arts de la scène de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (c’est le retour des belles années !), la diffusion d’un documentaire sur Robin Williams, ... les sujets liés à l’humour ne manquaient pas et je me devais de faire des choix.

Voici donc les trois qui m’ont particulièrement touchée.

La Petite Vie

On fêtait cette semaine les 25 ans de La Petite Vie, cette comédie de situation absurde et délicieuse qui s’est logée dans l’héritage mythologique de l’humour francophone au Québec.

L’univers de Claude Meunier demeure inégalé dans le succès comme dans l’originalité. 25 années plus tard, personne ne peut se targuer d’avoir réussi, par le rire, à attirer entre le tiers et la moitié du Québec devant l’écran semaine après semaine. N’hésitez pas à lire ou à relire le texte d’Yves Leclerc du 15 octobre.

Opioïdes dans une sitcom

Il y a aussi eu, mardi soir, le premier épisode du spin-off de Roseanne, The Conners, où nous avons appris quel destin les auteurs ont accordé à la matriarche de la série de Roseanne Barr.

On se rappellera que cette dernière, suite à des tweets racistes, s’est faite montrer la porte sans trop de cérémonie malgré le succès de son retour à la télévision. J’avais écrit deux textes à ce sujet lorsque les événements se sont bousculés au printemps dernier, m'interrogeant notamment si un spin-off pouvait avoir autant de mordant sans sa créatrice.

Ainsi, mardi soir, c’était le retour de la famille Conner sans Roseanne qui, pour la cause, est décédée des suites d’une surdose d’opioïdes.

Une mort logique, quoiqu’en dira la principale intéressée, qui ne s’est pas gênée cette semaine pour condamner la manière dont elle fut passée à trépas.

Pourtant, au printemps dernier, on nous avait déjà fait comprendre que Roseanne (le personnage) avait développé une dépendance aux antidouleurs, alors qu’elle s’apprêtait à subir une chirurgie pour son genou à la fin de la saison.

Selon moi, sa mort tombe sous le sens et est beaucoup plus « naturelle » dans l’univers des Conner qu’un accident qui serait sorti de nulle part. J’irais même jusqu’à dire cette mort est socialement pertinente.

Pourquoi ? Parce que Roseanne a toujours été une comédie de situation qui s’attaque de front et de manière sensible, pour ne pas dire collée aux réalités familiales, aux sujets sociologiques de l’heure. La crise des opioïdes est un réel problème de santé publique aux États-Unis (et chez nous aussi) qui n’affecte pas que les junkies de ruelles, mais bien toutes les couches de la société. Alors, chapeau aux auteurs pour avoir sauté sur l’occasion pour enterrer Roseanne !

Maintenant, est-ce que ce premier épisode a été un succès ? Ça se discute. D’un côté, il est vrai qu’on était en deçà des chiffres du premier épisode de l’an dernier (10,5 millions de téléspectateurs au lieu de 18,5 millions), mais c’est tout de même beaucoup plus que la sitcom couronnée d’un succès populaire et critique, Black-ish (4,5 millions).

C’est sûr qu’il ne faut pas sous-estimer le facteur de curiosité dans ce cas-ci. Est-ce que ces 10,5 millions de personnes seront de retour la semaine prochaine ? On verra bien.

Pour l’instant, les critiques soulèvent surtout que l’émission manque le mordant des répliques assassines de Roseanne, mais possède tous les éléments pour poursuivre son chemin. Notamment, le personnage de Sara Gilbert, Darlene Conner, deuxième fille de Roseanne, est identifiée par son aînée comme son héritière toute désignée : « Tu es le choix logique pour remplacer Mom. Tu vis déjà ici et tu es un effrayant petit tyran ». Qu’on se le tienne pour dit !

Le pot !

Finalement, il faudrait être un extraterrestre fraîchement débarqué au Canada ou sortir d’un coma long de deux ans pour ne pas avoir été pris dans la vague médiatique liée à la légalisation du cannabis mercredi.

À ce sujet, je souligne le superbe habit que Jean-René Dufort a revêtu pour l’occasion (Don Cherry peut aller se rhabiller). J’avais hâte à ce soir pour savourer sa couverture de l’événement. Bien réussie !

Et grâce à un clin d’œil d’un vieil ami qui a affiché un article de CBR.com, j’ai pu encore une fois constater le pouvoir de prédiction de l’avenir chez les Simpson. L'émission culte a déjà réussi à prophétiser que Fox serait achetée par Disney et que Donald Trump deviendrait un jour le président des États-Unis.

Et aujourd'hui, on m’a rappelée que dans un épisode de la 16e saison, alors qu’Homer, Grandpa, Ned et Apu viennent au Canada se ravitailler en médicaments, Ned se fait offrir un joint par son homonyme canadien, celui-ci prétextant que c’est légal.

Et oui ! La preuve que si ça apparaît dans les Simpson, c’est que le destin est en marche !

Bonne semaine !