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Sept chasseurs québécois se sont perdus en forêt depuis le début d'octobre

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TROIS-RIVIÈRES – La saison de la chasse bat son plein et, malheureusement, les histoires de chasseurs qui se perdent en forêt s'accumulent. Jusqu'ici, en octobre, au moins sept chasseurs québécois se sont égarés alors qu’il pratiquait leur loisir favori.

En Mauricie, trois chasseurs ont été portés disparus en moins de 24 h.

Jeudi, un chasseur de 73 ans s'est perdu dans le bois alors qu'il suivait l'orignal qu'il venait d'atteindre dans le secteur de la Zec Borgia. Avec sa disparition signalée jeudi soir vers 20 h 30, une opération sauvetage a été mise sur pied. Il a passé la nuit à la belle étoile avant de retrouver son chemin vendredi avant-midi.

24 heures plus tôt, une histoire semblable s'est déroulée du côté de Saint-Élie-de-Caxton. Un homme de 80 ans a été contraint de passer la nuit au froid avec son compagnon de chasse de 57 ans avant que les deux hommes ne soient finalement retrouvés.

Se perdre est un risque qui vient avec ce loisir en forêt. Les chasseurs doivent donc prendre la préparation au sérieux. Il existe un kit du parfait chasseur: couteau qui peut servir de scie, boussole et GPS, mais aussi des accessoires qui pourraient vous sauver la vie. Le propriétaire du magasin de chasse et pêche Écotone Trois-Rivières, Patrice Mongrain, suggère d'avoir quelque chose pour faire un feu, même quand les conditions ne sont pas optimales, comme un ensemble d'une «petite râpe pour râper une bûche et un allumeur au magnésium pour partir un feu très rapidement».

Avant de partir en forêt, oui, il faut s'équiper, mais il faut aussi se préparer au pire en ayant des connaissances en matière de survie.

L'aventurier Frédéric Dion donne des cours de survie en forêt. Contrairement à la croyance populaire, il n'est pas nécessaire d'avoir des provisions de nourriture en grande quantité. Il affirme qu'on peut survivre «trois semaines sans manger et trois jours sans boire».

Selon lui, le plus grand danger qui guette les gens qui se perdent en forêt, c'est l'hypothermie. «Allumer un feu fait une grande différence. Une personne peut passer la nuit juste avec un feu à des températures de -25 et -30 degrés Celcius. Par contre sans feu, ça devient tout un problème», a souligné Frédéric Dion.

Il faut aussi penser à informer les proches de l'horaire prévu en forêt. Dans la plupart des histoires de disparition qui se terminent bien, le signal d'alarme a été lancé rapidement.