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La CAQ se dit «modérée» sur les signes religieux

La position du parti reflète le consensus au Québec, selon le ministre Jolin-Barrette

Le ministre de l’Immigration et leader parlementaire, Simon Jolin-Barrette, a pris possession de ses nouveaux bureaux vendredi, à Montréal.
Photo Ben Pelosse Le ministre de l’Immigration et leader parlementaire, Simon Jolin-Barrette, a pris possession de ses nouveaux bureaux vendredi, à Montréal.

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Responsable du dossier de la laïcité, Simon Jolin-Barrette rejette quelque comparaison que ce soit entre la position de la CAQ et la défunte Charte des valeurs du gouvernement péquiste.

« La position de la CAQ [sur les signes religieux] est une position qui est modérée, pragmatique et qui reflète le consensus de la société québécoise », plaide l’homme fort du gouvernement Legault, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Pilotée par l’ex-ministre péquiste Bernard Drainville, la Charte des valeurs prévoyait bannir le port de signes religieux chez tous les employés de l’État, du CPE aux hôpitaux, en passant par les ministères et organismes publics.

Simon Jolin-Barrette rappelle que son gouvernement veut interdire les signes religieux uniquement pour les personnes en position d’autorité, comme les enseignants, les policiers, les juges et les gardiens de prison.

« La comparaison avec M. [Bernard] Drainville, la position du Parti québécois, elle n’était pas du tout la même, et à l’époque, on a critiqué cette position-là. La position de la CAQ n’a pas du tout à voir avec [l’interdiction] des signes ostentatoires pour les fonctionnaires de l’État », insiste le ministre, qui a pris possession de son nouveau bureau vendredi.

Il estime que la CAQ a obtenu un mandat clair de la population et promet d’agir rapidement.

Papa et jeune ministre

Âgé de seulement 31 ans, Simon Jolin-Barrette hérite d’une lourde tâche avec le dossier de la laïcité, auquel s’ajoute la fonction de leader parlementaire du gouvernement et de ministre de l’Immigration.

Il pilotera donc le plan de réduction des seuils d’immigration et l’implantation des tests à imposer aux nouveaux arrivants, promesses phares de la CAQ.

Il ne voit pas cette tâche comme un fardeau, mais comme un défi personnel à relever.

« Dans un gouvernement, c’est bon d’avoir des gens qui proviennent de différents groupes d’âge », soutient le jeune père de famille, qui admet que de telles responsabilités impliquent inévitablement un « sacrifice personnel ».

Encore du flou pour l’immigration

Jolin-Barrette refuse toujours d’indiquer ce qu’il adviendra des candidats à l’immigration qui échouent au test des valeurs québécoises ou à l’examen de français.

Le nouveau ministre de l’Immigration préfère parler de ses cibles de réussite plutôt que de l’éventualité d’un échec.

« L’objectif c’est que tout le monde réussisse l’examen de français et l’évaluation de connaissance au niveau des valeurs québécoises. »

Quant au seuil annuel d’immigration, qui passerait de 52 000 à 40 000, le gouvernement Legault veut le voir implanté dès 2019. À cet égard, M. Jolin-Barrette s’est déjà entretenu avec son homologue fédéral, le ministre Ahmed D. Hussen.

« C’était surtout un appel de courtoisie pour me féliciter. Et nous avons convenu de travailler en collaboration », a-t-il insisté.