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Aide juridique: les avocats privés de la défense demandent une hausse des honoraires

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L’Association des avocats de la défense du Québec (AADQ) demande à la nouvelle ministre de la Justice, Sonia LeBel, de revoir à la hausse les tarifs offerts aux avocats de l’aide juridique du domaine privé.

L’AADQ juge les tarifs actuels «dérisoires» et demande que le Québec se «rapproche des standards canadiens».

«L’AADQ demande en urgence au gouvernement d’actualiser le tarif d’aide juridique en matière criminelle en s’inspirant des programmes mis en place par l’Ontario», a indiqué Frédéric Rousseau, criminaliste et président de l’AADQ.

Les honoraires assumés par l’État sont payés sur la base d’un montant forfaitaire qui «n’a pas été revu depuis plusieurs années», déplorent les avocats de la défense. Il oscille entre 330 et 550 $, selon la gravité de l’infraction reprochée.

«Cette réforme est nécessaire pour que les avocats de pratique privée soient en mesure de répondre aux exigences des tribunaux et permettre à tous un véritable accès à la justice», a-t-il ajouté.

L’association professionnelle juge que l’arrêt Jordan, suivant lequel les accusés doivent être entendus dans un délai raisonnable, a «radicalement changé la pratique» des avocats à l’aide juridique. Les honoraires doivent être révisés pour mieux représenter la charge de travail, estime-t-on.

«La vérité, c’est que les gens admissibles à l’aide juridique ont de sérieuses difficultés à se trouver un avocat qui est prêt à les représenter et à investir le temps qu’il faut dans leur dossier», a conclu M. Rousseau.