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Gouvernement féministe

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Lors de la cérémonie hommage à madame Payette, le premier ministre François Legault a rappelé que c’est grâce à elle qu’il est devenu féministe et qu’il n’avait pas peur de l’affirmer.

En mars 2016, lors du Sommet des femmes organisé entre autres par Lise Payette, il s’était alors engagé à prendre des mesures concrètes pour recruter et faire élire des femmes dans un futur gouvernement caquiste. Force est de constater qu’il a réussi son objectif et qu’il a tenu parole.

Certains diront que c’est surtout lié au choix des candidats par le chef et non pas à un vote démocratique. Mais le résultat reste le même : un nombre record de femmes candidates mène à un nombre record de femmes à l’Assemblée nationale.

Pourquoi plus de femmes ?

Mais qu’est-ce que ça donne vraiment d’avoir plus de femmes au Salon bleu ? D’abord, plus il y a de femmes en politique, moins il y a de corruption. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais une étude réalisée auprès de 125 pays. Juste cet argument devrait nous convaincre de les nommer partout, avec les cas de corruption que nous avons vus dans les dernières années.

Il y a aussi le contexte #moiaussi. Avoir plus de femmes permet de sensibiliser l’ensemble des acteurs et de faire diminuer le harcèlement. Encore un bon point pour la parité.

Des modèles différents

Il faut toutefois à mon avis éviter de tomber dans un discours binaire disant que les hommes sont plus combatifs et les femmes plus consensuelles. Et affirmer que c’est la combinaison des deux qui fait que nos politiques publiques sont plus adéquates. Je pense qu’il faut plusieurs modèles de leadership féminin.

Qu’il soit parfois combatif, parfois consensuel, parfois irrévérencieux à la manière de Lise Payette. Cela permettra aux générations futures de trouver un modèle qui leur convient. Et pas simplement un modèle de politicienne formatée pour être socialement acceptable.