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Trop de chasseurs se perdent encore en forêt, déplorent des intervenants

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Encore cette année, la saison de la chasse a été marquée par de nombreuses histoires de chasseurs perdus en forêt. Or, ces situations sont pratiquement toutes évitables, déplorent des intervenants du milieu et des chasseurs.

Seulement la semaine dernière, cinq chasseurs se sont égarés en forêt sur la Côte-Nord, en Gaspésie et en Mauricie. Pourtant, une multitude d'outils existent pour aider les chasseurs à se retrouver en forêt, que l'on pense aux GPS, téléphones satellitaires, appareils de localisation ou, encore, à la boussole.

Plusieurs acteurs du milieu de la chasse s'entendent pour dire que la majorité des cas où les chasseurs s'égarent sont attribuables à la méconnaissance du territoire ou encore des outils de localisation.

«Je pense que les gens doivent être conscients que lorsque tu t'aventures en forêt, ça te prend au moins un outil pour t'orienter, une boussole et une carte, et ensuite, une trousse de survie si jamais il y a un pépin», a indiqué le directeur général de la ZEC Bas-Saint-Laurent, Peter Camden.

«Aujourd'hui avec les possibilités d'outils, la connaissance du territoire, quand on est bien préparés, on évite cette situation-là», estime pour sa part l'agent de protection de la faune, Yvon Gagné.

«C'est de la négligence. Les gens ne traînent pas leurs outils de chasse, leur GPS. Ma boussole, je l'ai toujours dans mon cou, le matin quand je me lève et je l'enlève le soir quand je vais me coucher», a lancé un chasseur du Bas-Saint-Laurent rencontré par TVA Nouvelles.

«Les boussoles, les GPS, c'est quelque chose que l'on vend beaucoup, les ventes augmentent chaque année», a souligné le gérant de la boutique Pronature de Rimouski, Martin Hudon.

La sensibilisation fait donc son effet, mais selon certains, elle a ses limites vu l'âge moyen des chasseurs.

«Nos utilisateurs ont quand même un certain âge, alors ils peuvent parfois ne pas être nécessairement à l'aise avec certains outils», a mentionné M. Camden.

Pistes de solution

Pour éviter qu'un voyage de chasse ne tourne au drame, attirer l'attention des chasseurs sur cette problématique dès qu'ils commencent à pratiquer ce loisir pourrait être une piste de solution.

«Chacun des chasseurs doit suivre un cours de formation. Peut-être qu'il devrait y avoir un volet d'orientation en forêt», a souligné M. Camden.

Exiger le port de certains équipements sur les différents territoires de chasse pourrait aussi enrayer une bonne partie du problème, mais les acteurs du milieu n'osent pas encore s'aventurer sur ce terrain.

«C'est vraiment la responsabilité de chacun de bien s'outiller avant de partir. De l'obliger, c'est une autre affaire, là», a affirmé M. Camden.