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La nouvelle approche client du gouvernement Legault

Le président du Conseil du Trésor, Christian Dubé
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Le président du Conseil du Trésor, Christian Dubé

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Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, prépare déjà son plan de match afin de rendre l'État québécois plus efficace.

En campagne électorale, le premier ministre François Legault avait clairement indiqué qu’il voulait réduire la bureaucratie sans toutefois réduire les services à la population.

Le gouvernement Legault veut réduire d’ici quatre ans la fonction publique de 5000 postes. «On parle de 5000 personnes qui sont dans l'administration. Il n'y a pas personne qui doit s'inquiéter à court, moyen et long terme, parce qu'on veut questionner nos façons de faire», a souligné Christian Dubé.

Il y a 500 000 employés de l'État, incluant les réseaux comme la santé. Il y en a 2 % à 3 % des fonctionnaires qui prennent leur retraite chaque année, c'est 10 000 à 12 000, 15 000 personnes, alors quand on le regarde comme il faut, il n’y a pas d'enjeu.

L'objectif du nouveau président du Conseil du trésor sera d’avoir une approche client pour les services qu’offre l’État à la population. «C'est très lourd d'être capable de servir le client ultime, on a mis beaucoup d'argent dans nos systèmes dans les ministères. Maintenant, il faut se rapprocher du client avec le web, avec un meilleur service à la clientèle, on parle souvent de guichet unique», a dit le ministre caquiste, qui insiste pour dire qu’il doit mieux équiper les fonctionnaires qui donnent les services.

«On va travailler très fort dans les prochaines semaines pour dire c'est quoi notre plan de transformation numérique pour donner de meilleurs outils à nos fonctionnaires», a insisté Christian Dubé, qui travaille en étroite collaboration avec son ministre délégué à la transformation numérique gouvernementale, Éric Caire.

C’est un virage qu’a notamment pris la Caisse de dépôt et placement et d’autres gouvernements, a souligné l’ancien premier vice-président de la Caisse qui revient en politique.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec s’inquiète d’éventuelles pertes dans la qualité des services en raison de l’attrition de postes que veut faire le gouvernement Legault.

«On ne peut pas aller juste par attrition! Le gouvernement libéral l'a essayé par attrition, on a dû fermer des bureaux en région, on a eu de la difficulté à rendre des services à la population», a soutenu le président du syndicat, Christian Daigle.

Il souligne qu’il n’est pas contre l’idée qu’on donne plus de moyens informatiques à ses membres, mais il se questionne: «C'est sûr qu'on peut améliorer les choses au niveau du gouvernement du Québec, par contre j'espère qu'il va regarder du côté de la sous-traitante en informatique qui nous coûte énormément cher», a-t-il conclu.

Le ministre Dubé est catégorique, son objectif est de donner de meilleurs outils à ses employés et d’y aller d’une vision du futur. Le premier ministre s’est déjà engagé à embaucher plus de personnel pour la mise en place des maternelles 4 ans, les maisons des aînés, ramener l’expertise en informatique au gouvernement et au ministère des Transports.