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Plusieurs fautifs punis

L’appâtage durant la chasse aux oiseaux migrateurs est une pratique illégale, car il entraîne un prélèvement excessif sur la faune aviaire.
Photos courtoisie L’appâtage durant la chasse aux oiseaux migrateurs est une pratique illégale, car il entraîne un prélèvement excessif sur la faune aviaire.

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Les législations mises en place par les autorités gouvernementales permettent aux amateurs de prélever uniquement l’intérêt halieutique et cynégétique sans affaiblir le capital faunique terrestre et aquatique.

Environ 7000 infractions de différentes natures sont constatées chaque année par les 420 agents de protection de la faune répartis dans 70 bureaux. Ces protecteurs veillent sur nos richesses naturelles collectives depuis plus d’un siècle et demi.

Résultats

Au cours des dernières semaines, le travail d’enquête des officiers a permis de freiner les activités de plusieurs braconniers. Par exemple, lors de l’opération Dard, qui s’est déroulée dans les Laurentides entre 2014 et 2015, les agents ont pu faire condamner et obtenir récemment un jugement contre sept individus qui vendaient illégalement de la perchaude en leur imposant des amendes totalisant 73 015 $.

Du côté de la Mauricie et du Centre-du-Québec, 19 malfrats ont été reconnus coupables et devront payer une somme punitive de plus de 190 000 $ à la suite de la saisie de 278 kg d’esturgeon, d’une cinquantaine de canards et de caviar. Ces pilleurs, qui ont dérobé mère Nature, se sont également fait confisquer, dans le cadre de l’opération Caméléon, quatre bateaux, une motoneige, des ordinateurs, plusieurs filets de pêche, etc.

Sauvagine

Il y a quelques semaines, des chasseurs d’oiseaux migrateurs de la Montérégie ont été visés dans le cadre de la deuxième édition de l’opération Vortex. La région du Suroît fut la principale zone d’intervention, mais la rivière des Outaouais, la zone périurbaine de Montréal, le lac Saint-Louis, la vallée du Richelieu, Sainte-Victoire de Sorel de même que Granby étaient aussi contrôlés.

Cette opération s’est déroulée dans le cadre d’une collaboration entre les agents provinciaux et fédéraux, de même que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Un total de 40 agents a été mis à contribution pour mener à bien cette opération, dont 31 de la protection de la faune du Québec, cinq d’Environnement et Changement climatique Canada et quatre du SPVM. Les gardes-chasse, comme certains les appellent, ont pu compter sur le support additionnel de deux maîtres-chiens.

Au cours des semaines précédant l’ouverture de la chasse aux oiseaux migrateurs, le 22 septembre dernier, plus de 150 sites ont été visités par les agents de la protection de la faune.

Plusieurs moyens technologiques ont été mis en place pour la concrétisation de l’événement. De plus, la collaboration avec le SPVM était une première pour le bureau de Salaberry-de-Valleyfield et elle sera possiblement reconduite pour les années à venir.

Pratique interdite

Selon la loi, les nemrods doivent arrêter de mettre du grain 14 jours avant la date d’ouverture de la chasse aux oiseaux migrateurs et il faut que le site de chasse soit exempt de grains depuis au moins sept jours avant l’ouverture, et ce, dans un rayon de 400 mètres des chasseurs.

On désigne du maïs, du blé, de l’avoine, une légumineuse (ou une imitation de ceux-ci) ou tout autre aliment susceptible d’attirer les oiseaux migrateurs considérés à titre de gibier comme un appât ou un bait.

Au cours de l’opération, 19 sites appâtés en période interdite ont été visités par les agents et six rampes de mises à l’eau ont été contrôlées. Au terme de cette opération, 49 individus ont été pris en infraction et pourraient faire face à près d’une centaine de chefs d’accusation.

Les délits constatés sont :

  • D’avoir appâté pendant la période interdite ;
  • D’avoir chassé les oiseaux migrateurs dans un rayon de 400 mètres d’un endroit non axant de grains depuis sept jours ;
  • De possession illégale d’oiseaux migrateurs ;
  • De chasse sans permis ;
  • D’avoir chassé les oiseaux migrateurs avec une arme pouvant contenir plus de trois cartouches ;
  • D’avoir chassé les oiseaux migrateurs avec de la grenaille toxique (plomb) ;
  • D’avoir chassé les oiseaux migrateurs dans une réserve écologique.

Le montant total des amendes dépasse 25 000 $ actuellement.

Le SPVM, quant à lui, a remis deux constats d’infraction relativement à la sécurité nautique. À la suite d’un verdict de culpabilité, les fautifs seront dans l’interdiction de solliciter un permis de chasse aux oiseaux migrateurs pendant un an.


Pour signaler un acte de braconnage, communiquez avec SOS Braconnage au 1 800 463-2191 ou Environnement et Changement climatique Canada au 514 283-6605 et pour en savoir plus sur les questions réglementaires, consultez le www.mffp.gouv.qc.ca