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Un Festival de cinéma toujours aussi apprécié

La première mondiale du film L’Amour bien accueillie

Guy Parent
Photo David Prince Guy Parent
Cofondateur du Festival

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ROUYN-NORANDA | La formule qui a fait la renommée du Festival du cinéma en Abitibi-Témiscamingue ne s’épuise pas. Beaucoup de sourires au pouce carré et des découvertes cinématographiques impressionnantes.

On en a eu encore la preuve lors de la 37e soirée d’ouverture du festival qui avait lieu samedi soir. Les trois fondateurs, Jacques Matte, Louis Dallaire et Guy Parent, ont à nouveau réussi à faire vivre plusieurs émotions aux cinéphiles avec la première mondiale du film L’Amour.

Les trois amigos

Les « trois amigos », comme on les surnomme, n’auraient jamais imaginé une telle popularité lorsqu’ils ont lancé leur festival au début des années 1980.

« Nous ne voulions pas imiter d’autres festivals, mais créer un événement unique. On a toujours voulu être le petit restaurant sympathique où le chef passe aux tables pour savoir comment les clients vont. C’est un peu ce qu’on veut faire à chaque année avec notre équipe de bénévoles », dit le cofondateur Guy Parent.

Contrairement aux autres festivals, il n’y a pas de tapis rouge ou de robes extravagantes, mais seulement un énorme panache d’orignal sur le toit du théâtre. Ça donne le ton.

La foule a réservé une belle ovation pour L’Amour de Marc Bisaillon, même s’il était très dur. L’idée du film est venue à M. Bisaillon après avoir lu un entrefilet dans un journal où on racontait l’histoire de Stephen Marshall, un ado de la Nouvelle-Écosse qui a tué deux prédateurs sexuels aux États-Unis. D’ailleurs, la mère de Stephen Marshall, Margaret Miles, était en Abitibi samedi pour assister à la première du film.

Celui-ci met en vedette Fanny Malette, Paul Doucet et Pierre-Luc Lafontaine. Ce dernier se révèle avec son rôle d’Alex, un adolescent en apparence bien tranquille, mais qui cache un terrible secret et qui commettra l’irréparable.

Il s’agit du dernier film de la trilogie de Bisaillon sur le silence coupable (après La Lâcheté et La Vérité).

« Je suis très nerveux de présenter mon film ici pendant la soirée d’ouverture. C’est la première fois que le film sera présenté devant des gens. J’espère qu’il sera bien accueilli », a dit le réalisateur Marc Bisaillon avant le film.

Le film prendra l’affiche en salle au Québec le 16 novembre.