/news/politics
Navigation

L’IRIS demande à Legault d'abolir les garderies privées non subventionnées

Le premier ministre du Québec, François Legault
Photo d'archives, Simon Clark Le premier ministre du Québec, François Legault

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) demande au gouvernement Legault de convertir l’ensemble des garderies privées non subventionnées en CPE et de ramener le financement des garderies subventionnées à son niveau de 2013, une initiative évaluée à 892,4 millions $.

«Ce que l'on propose au nouveau gouvernement, c'est de dépenser 892,4 millions $ [annuellement] pour que chaque enfant actuellement inscrit dans une garderie privée non subventionnée puisse avoir accès à un CPE», a résumé Philippe Hurteau, chercheur à l’IRIS.

L’institut de recherche, qui se dit indépendant et progressiste, déplore que le nombre de garderies non subventionnées ait augmenté de 1382 % depuis 2007, alors que les services qui y sont offerts sont généralement de moins bonne qualité.

«L'Institut de la statistique du Québec montre que la qualité des services rendus n'est pas au rendez-vous», explique l’IRIS dans son communiqué, qui se base sur une étude de 2014 l’institut de la statistique du Québec pour faire ce constat.

L’IRIS évalue à 395 millions $ annuellement le rétablissement du financement des garderies subventionnées, à 1,074 milliard $ la création de 67 246 places en CPE et à 18,9 millions $ l’impact sur le service de la dette. L’État épargnerait cependant 595,5 millions $ annuellement en diminuant les crédits d’impôt pour garde d’enfant.

Baisse de la qualité?

M. Hurteau reconnaît que l’emploi massif d’éducatrices moins qualifiées en CPE «pourrait faire baisser un peu» la qualité des services, mais que rapidement, ces éducatrices sauraient augmenter leur niveau de connaissance grâce à leur intégration dans un environnement plus stimulant.