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Projet éolien Apuiat: le gouvernement est invité à ne pas rater un rendez-vous «historique»

François Legault a répété à plusieurs reprises son opposition au projet éolien Apuiat

Projet éolien Apuiat: le gouvernement est invité à ne pas rater un rendez-vous «historique»
Photo d'archives, Simon Clark

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Les Innus de la Côte-Nord et l’entreprise Boralex invitent le gouvernement Legault à ne pas rater le rendez-vous « historique » que constitue un projet éolien auquel ils sont associés.

Plusieurs sources ont confirmé mardi que le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec cherche à annuler « avec élégance » une entente de principe conclue en août entre Hydro-Québec et la communauté.

Avant d’être élus, le premier ministre François Legault et son équipe ont répété leur opposition au projet éolien Apuiat, appuyé par les libéraux de Philippe Couillard.

Selon les caquistes, la production achetée d’Apuiat est inutile et ne ferait qu’augmenter les pertes d’Hydro-Québec.

Un porte-parole de M. Legault, Manuel Dionne, a déclaré mardi que la position du gouvernement n’a pas changé. « Avant d’officialiser quoi que ce soit, on veut rencontrer les parties impliquées », a-t-il dit.

Historique

Dans un communiqué, transmis mardi, les Innus et Boralex font valoir que le projet Apuiat procurerait aux communautés innues des redevances, revenus et retombées de « près d’une dizaine de millions » chaque année.

« Les Innus ne sont plus dans une logique de recevoir une “rente” du gouvernement ou d’Hydro-Québec », indiquent-ils.

Ils plaident en disant qu’Apuiat est « un rendez-vous historique » entre la Nation innue, le gouvernement et la population québécoise.

Prématuré

Malgré des rumeurs qui circulent dans ce sens, il est prématuré d’évoquer la création d’un fonds qui dédommagerait les Innus. Mais le gouvernement souhaite ne pas arriver « les mains vides », si le projet est annulé.

Selon nos informations, le maintien d’Apuiat n’est pas totalement exclu. L’hypothèse qu’il soit associé à un contrat d’exportation serait toujours sur la table. Il faudrait pour cela que les conditions de l’entente de principe soient revues, ont indiqué deux sources.

« On n’a pas eu de démonstration que le projet est rentable dans sa forme actuelle. Toutes nos vérifications ne sont pas terminées », a dit l’une d’elles.