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Un «régime minceur» réclamé au RTC

L’administration est sévèrement critiquée

Le directeur général du Réseau de transport de la Capitale, Alain Mercier, reçoit en moyenne 20 000 $ par année en bonis de performance. Ces primes sont versées même si le nombre d’usagers du réseau de transport n’a pas vraiment augmenté, selon les statistiques.
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Le directeur général du Réseau de transport de la Capitale, Alain Mercier, reçoit en moyenne 20 000 $ par année en bonis de performance. Ces primes sont versées même si le nombre d’usagers du réseau de transport n’a pas vraiment augmenté, selon les statistiques.

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L’opposition à l’hôtel de ville de Québec réclame « un régime minceur » au sein du Réseau de transport de la Capitale (RTC), à la suite des révélations du Bureau d’enquête sur les généreuses primes versées au directeur général du RTC, Alain Mercier.

Le RTC a donné plus de 100 000 $ en primes de rendement à Alain Mercier depuis sa nomination en 2012, en plus de son salaire annuel, qui a augmenté considérablement, passant de 200 000 $ à 252 000 $ en six ans.

Pourtant, au même moment, les statistiques d’achalandage au RTC ont chuté de 1,3 million de déplacements.

« Le party a assez duré. Un salaire de plus de 200 000 $ devrait être amplement suffisant pour motiver un cadre à livrer la marchandise et à travailler au bénéfice des contribuables », a manifesté Jean-François Gosselin, chef de l’opposition à la Ville de Québec, dans un communiqué.

« Comment Rémy Normand peut-il banaliser cette situation, alors que l’achalandage du transport en commun a fondu d’environ 1,3 M de déplacements depuis l’arrivée de monsieur Mercier ? »

Selon l’élu municipal, les 26,25 % d’augmentation de salaire en six ans, sans compter les primes de rendement obtenues annuellement, sont « inacceptables ».

Labeaume peu bavard

Le maire de Québec, Régis Labeaume, n’a pas voulu commenter la question des primes, renvoyant les journalistes vers le président du RTC, Rémy Normand.

Il a cependant souligné que les primes de 100 000 $ s’échelonnent sur cinq ans.

Il affirme que les primes sont octroyées au mérite.

« On peut lui donner en salaire ou on peut faire en sorte qu’il le mérite. Nous, on pense qu’il faut qu’il le mérite. »

Le maire n’a pas voulu dire si selon lui c’était justifié dans le contexte où le RTC vit une baisse d’achalandage depuis quelques années. « Allez voir M. Normand ! » a-t-il suggéré.

– Avec la collaboration de Stéphanie Martin