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Étienne Moisan accepte son nouveau rôle avec philosophie

Le demi inséré a trouvé difficile son retour au jeu après une blessure à la hanche

Étienne Moisan (à gauche) a raté les trois premières parties du Rouge et Or cette saison pour soigner une blessure à la hanche.
Photo Stevens LeBlanc Étienne Moisan (à gauche) a raté les trois premières parties du Rouge et Or cette saison pour soigner une blessure à la hanche.

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Étienne Moisan effectue son dernier tour de piste dans les rangs universitaires.

« Je suis excité depuis mon retour au jeu et je le suis encore plus avec le début des séries éliminatoires, a résumé le demi inséré de 5e année du Rouge et Or de l’Université Laval. On dispute une partie sans lendemain et c’est excitant. Le match contre Sherbrooke peut-être perçu comme un piège parce que nous avons gagné facilement (53-0) la rencontre précédente, mais il y a assez de vétérans dans l’équipe pour prévenir tout le monde. Le match contre Sherbrooke est la première étape des séries et une étape importante. Le Vert & Or n’a rien à perdre et va arriver le couteau entre les dents. »

L’excitation est aussi grande même si son rôle a changé. Après avoir connu sa meilleure campagne en carrière en 2017 même s’il a été ennuyé par une blessure à la hanche une bonne partie de la saison, une blessure qui l’a incité à renoncer à participer au camp d’entraînement des Alouettes de Montréal en mai, Moisan a raté les trois premières rencontres cette saison pour soigner cette blessure et campe un rôle différent depuis son retour en raison de l’émergence des jeunes Mathieu Robitaille et Cédric Forbes-Mombleau.

Blessure

Le produit des Cheetahs de Vanier a capté quatre passes pour 57 verges comparativement à 27 pour 385 verges et trois majeurs en 2017.

« À mon retour au jeu, j’ai frappé un mur, a-t-il confié. Ma blessure m’avait ralenti plus que je pensais. J’étais moins explosif et pas au même niveau. Depuis ma première année, j’ai toujours accepté les rôles qu’on me donnait. Je tente de montrer l’exemple sur le terrain et sur les unités spéciales tout en jouant un rôle de leader. Avec toutes les parties éliminatoires que nous avons jouées à Laval, je suis une présence rassurante pour les plus jeunes. »

Moisan est loin de bouder en retrait. « Je vis bien avec ce nouveau rôle et c’est vraiment cool de voir qu’on mise sur plusieurs facettes en offensive, ce qui rend difficile pour nos adversaires de trouver des tendances, a expliqué le choix de 6e ronde (51e au total) des Alouettes de Montréal au dernier repêchage. On a des petits vites, des gars qui peuvent bloquer. Je ne suis pas 100 pour cent du temps sur le terrain comme l’an dernier, mais j’aime mon rôle. La polyvalence développée au fil des ans m’a permis d’attirer l’attention de la LCF. »

« J’adore les jeunes et j’ai des yeux pour voir, de poursuivre Moisan. Ils sont vites et ils sont prêts. Ça prend un bon mélange comme ça entre les vétérans et les jeunes pour connaître du succès. »

Bonne contribution

Justin Éthier lève son chapeau à l’égard de son vétéran. « Étienne est un super bon gars d’équipe, a souligné le coordonnateur offensif lavallois. Il remplit les rôles qu’on lui confie. À son retour après avoir soigné sa blessure, ce fut plus difficile et les jeunes font très bien, mais il apporte sa contribution de différentes façons. »

 

Vert & Or: Gabriel Polan est fier de sa saison

 

Pièce maîtresse de l’offensive du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, Gabriel Polan a conclu la saison régulière au premier rang des porteurs du RSEQ avec une performance de plus de 200 verges dans le dernier match, pour confirmer la présence des Renards en séries éliminatoires.

« Mes efforts de la saison morte ont été récompensés, a expliqué le porteur de ballon de 4e année. Je suis plus léger, ce qui m’a permis d’être plus explosif et de rester en santé. J’ai réussi à m’évader et à attaquer le trou beaucoup plus vite. Je suis persuadé que mon entraînement a joué un rôle important dans mes succès. »

« Je ne m’attendais pas nécessairement de terminer au 1er rang du RSEQ, mais je suis super fier », de poursuivre Polan, qui a conclu la campagne avec des gains de 666 verges, la deuxième meilleure performance dans l’histoire du Vert & Or. « Ça fait du bien de voir mon nom au-dessus de la liste », ajoute-t-il.

Contents d’avoir obtenu leur billet pour la danse d’après-saison, Polan et ses coéquipiers savent que la tâche de se frotter au Rouge et Or de l’Université Laval en terrain hostile ne sera pas une sinécure.

« Le PEPS est un endroit difficile à jouer et le Rouge et Or y est très à l’aise, a indiqué le produit des Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu. On devra y aller un jeu à la fois, et ne pas se laisser abattre par le jeu précédent. Il ne faudra pas paniquer. Je ne fais pas de discours de motivation avant les matchs, mais j’apporte mon énergie. On consacre tellement de temps à notre sport qu’il faut s’amuser en groupe. C’est un privilège de jouer dans le réseau universitaire et il faut en profiter. »

Progression

Polan estime que la ligne offensive a progressé au fil des semaines. « La cohésion de groupe s’est établie, et les gars forment maintenant un groupe et non cinq individus, a-t-il expliqué. Contre Concordia, c’était super facile pour moi parce que les gars m’ont ouvert des trous, et je me suis faufilé à chaque jeu. »

« Les statistiques ne mentent pas, d’ajouter Polan. C’est le match où nous avons été les plus efficaces par la passe, cette année, et c’est aussi celui où nous avons été les plus efficaces par la course. L’adversaire a dû respecter les deux facettes de notre attaque, et ça permet d’ouvrir le livre de jeux. »