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Montoyo, le mentor de Vlad Jr

USA-SPORT/
Photo courtoisie, USA TODAY Sports Le nouveau gérant des Blue Jays de Toronto, Charlie Montoyo, lorsque présenté à la presse, lundi, au Rogers Center de Toronto.

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Bien que le baseball majeur recommande aux équipes d’attendre la fin des séries avant d’annoncer d’importantes nouvelles, certaines d’entre elles n’ont pas obéi.

Les Reds de Cincinnati ont embauché Buddy Bell comme gérant tandis que les Angels ont choisi Brad Ausmus pour succéder à Mike Scioscia.

Jusqu’ici, la plus grande surprise fut l’embauche de Ricco Bardelli, un jeunot de 37 ans, par les Twins du Minnesota. Bardelli n’a aucune expérience comme gérant dans les majeures, mais il a été instructeur pour le compte des Rays de Tampa Bay.

Quant aux Blue Jays, ils ont causé une certaine surprise en embauchant Charlie Montoyo, ci-devant l’adjoint du gérant des Rays de Tampa Bay, Kevin Cash. Et ce dernier est loin d’être un mauvais professeur.

Si Montoyo n’a pas d’expérience comme gérant dans les majeures, il a occupé ces fonctions durant 18 saisons dans le réseau des filiales de Rays.

De plus, puisqu’il est originaire de Porto-Rico, il parle couramment l’espagnol, ce qui sera un atout chez les Blue Jays avec des joueurs comme Aledmys Diaz, Lourdes Gurriel, Teoscar Hernandez et l’arrivée prochaine de Vladimir Guerrero Jr.

Sans oublier que Montoyo a été le coéquipier de Vlad senior durant une bonne partie de la saison 1993 à Harrisburg, dans le réseau des Expos.

C’est donc à lui que les Blue Jays ont confié la tâche de construire la future équipe qui accueillera une foule de jeunes joueurs talentueux.

Cela s’annonce donc fort intéressant.

Échos de la série mondiale

Surpris de la victoire des Red Sox de Boston en série mondiale ?

Pas moi, car l’édition 2018 des Red Sox est, pratiquement, sans défaut !

Vraiment ?

Avec le réveil de David Price, on ne peut plus adresser des reproches à leurs lanceurs partants, tout comme à leurs releveurs.

Leur défensive peut laisser à désirer à l’avant-champ, mais sûrement pas au champ extérieur. D’ailleurs, le trio formé d’Andrew Benintendi, Jackie Bradley Jr et Mookie Betts me rappelle celui qu’alignaient les Expos en 1989 et 1990, soit avec Tim Raines ou Moises Alou, Marquis Grissom et Larry Walker !

Les Red Sox peuvent compter sur des joueurs de soutien de grande qualité. Si les feux de la rampe sont plus souvent braqués sur Betts, J.D. Martinez et Xander Bogaerts, la contribution de Benintendi, Rafael Devers, Steve Pearce (MVP) et Eduardo Nunez a été plus qu’appréciable.

Que dire maintenant de leur jeune gérant Alex Cora ? On dirait le roi Midas, car chaque décision qu’il a prise a valu de l’or !

Par contre, chez les Dodgers, leurs gros canons se sont tus, leurs joueurs de soutien ne se sont pas présentés et leur gérant, Dave Roberts, pourtant plus expérimenté que son rival, a cédé plus facilement à la panique.

Alors, tout comme les Dodgers du temps qu’ils étaient à Brooklyn, ils doivent dire à leurs partisans :

« Attendez à l’an prochain »...

Prolongation insensée

Le baseball majeur devra rapidement trouver une façon d’écourter les matchs qui se prolongent indûment.

Un match de 18 manches, d’une durée de sept heures et vingt minutes qui se termine à 3 h 39 du matin ?

Heureusement qu’il s’est déroulé à Los Angeles ! Imaginez-vous s’il avait été présenté à Boston ! Ou encore à Philadelphie, au Minnesota ou au Colorado ! Soit dans des régions où le mercure aurait frôlé le point de congélation !

De plus, l’officiel au marbre a dû juger 538 lancers. Combien en a-t-il raté ? Et ne me dites pas que les joueurs en défensive sont aussi alertes qu’en neuvième manche !

Tout cela contribue à donner un mauvais spectacle qui n’est pas digne d’une série mondiale.

Un gros merci à vous tous

Comme toute bonne chose doit avoir une fin, cette chronique est ma dernière de la saison 2018... mais, en souhaitant qu’elle renaisse au printemps prochain.

Je tiens à vous remercier du fond du cœur d’avoir été fidèles au rendez-vous tout au long de la saison et mon vœu le plus cher serait de vous retrouver, tous, en bonne santé, pour le début de la prochaine saison du baseball majeur.

La saison 2019 qui, incidemment, marquera le début de ma 60e année dans le domaine des communications !

L’opportunisme de Zimmerman

Ryan Zimmerman a procuré la victoire aux Nationals de Washington le 22 août dernier contre les Phillies, alors qu’il a mis fin à la rencontre en claquant un circuit de deux points.

C’était la 11e fois de sa carrière que Zimmerman mettait fin à une rencontre de la sorte, et seulement sept joueurs ont réussi l’exploit plus souvent que lui.

Montant record pour une balle

Vous êtes collectionneur ? Combien seriez-vous prêt à débourser pour mettre la main sur une balle autographiée par les premiers membres qui ont été admis au Temple de la renommée ?

Cette balle qui avait été autographiée par 11 des 12 membres admis en 1939 (Lou Gehrig était malade et n’avait pas assisté à la cérémonie) appartenait à Marv Owen, un joueur de 3e but des White Sox de Chicago.

Cette balle qui a été autographiée notamment par Babe Ruth, Ty Cobb, Cy Young, Walter Johnson, a été vendue pour la modique somme de 623 369 $. Le record pour une balle autographiée par Ruth était de 388 375 $ en 2012.

Zobrist expulsé

Ben Zobrist a toujours eu la réputation d’être un joueur calme et qui ne perdait jamais les pédales.

D’ailleurs, le vétéran de 17 saisons dans les majeures n’avait jamais été expulsé d’un match par un arbitre... du moins, jusqu’au 14 août 2018 !

Mais, ce jour-là, durant le 1563e match de sa carrière, il a été chassé par l’arbitre Phil Cuzzi par suite d’une décision qu’il n’avait pas aimé.

Suite à une décision douteuse de l’officiel, Zobrist s’est retourné vers lui et lui a dit : « Voilà exactement pourquoi nous sommes en faveur d’un arbitre électronique » ! Et Zobrist a pris le chemin des douches.

Dans les mains de son oncle !

Lorsqu’un joueur réussit son premier circuit dans les majeures, il est de coutume de récupérer la balle pour la remettre en souvenir à son auteur.

Rares sont ceux qui le refusent et habituellement, on leur remet un bâton autographié.

Mais, Ryan Lamarre, des White Sox de Chicago n’a pas eu ce problème, car la balle de son premier circuit, après avoir ricoché sur le toit de l’enclos des releveurs, s’est retrouvée dans les mains de... son oncle !

LaMarre en était à sa 168e présence officielle au bâton lorsqu’il a réussi l’exploit.