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Un ancien candidat poussé à démissionner reproche au PLQ de manquer de courage et d’humilité

Un ancien candidat poussé à démissionner reproche au PLQ de manquer de courage et d’humilité
PHOTO DIDIER DEBUSSCHERE

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Un an après s’être fait montrer la porte par le Parti libéral du Québec (PLQ), l’ancien candidat Éric Tétrault règle ses comptes avec la formation politique qui, à ses yeux, n’est plus assez nationaliste.

«Dix-sept pour cent du vote francophone, on frise le taux d’alcool dans la bière. Un moment donné, il va falloir faire quelque chose», a-t-il lancé sur les ondes de QUB radio aujourd'hui.

 


RÉÉCOUTEZ L'ENTREVUE COMPLÈTE D'ÉRIC TÉTRAULT À TRUDEAU LE MIDI


 

Éric Tétrault croit qu’un mandat dans l’opposition permettra au parti qui a été au pouvoir pendant plus d'une décennie de renaître de ses cendres. «Je pense qu’il faut tranquillement rentrer dans nos habits d’opposition et qu’il faut faire une grande introspection, qui n’a jamais été faite depuis le départ du grand chef libéral, qui est Jean Charest.»

M. Tétrault s'est toutefois dit sceptique concernant la volonté de renouvellement du parti. «Un moment donné, le pouvoir, ça use, et il faut que tu sois capable de te réinventer. Ça prend beaucoup de recul, du courage, de l’humilité, et je ne vois rien de ça au Parti libéral», a-t-il insisté à l'émission Trudeau le midi.

Le parti rejoindrait moins les francophones parce qu'il a délaissé le nationalisme ces dernières années, selon Éric Tétrault. «C’est la première façon d’aller chercher le vote des francophones, c’est de comprendre qu’ils sont des gens qui veulent s’exprimer à travers une lorgnette nationaliste.»

Désirant faire passer son message, l’ancien candidat a même été jusqu’à citer en exemple l'ancien premier ministre controversé Maurice Duplessis.

«Duplessis s’est fait élire pendant 18 ans sur le dos d’Ottawa. On ne veut pas retourner dans ces années-là, mais, lui, [il] avait compris quelque chose», a-t-il dit.

Le PLQ, toujours le bon parti pour lui?

Éric Tétrault, qui avait été exclu de l’élection partielle dans Louis-Hébert à la suite du départ de Sam Hamad, n’écarte pas la possibilité d'un retour en politique.

«J’aime encore la politique, j’aimerais revenir. Je pense qu’avec le temps, les gens vont finir par comprendre», s’est-il exprimé, faisant allusion aux allégations de harcèlement psychologique qui avaient causé sa perte.

Il n’est pas convaincu, par contre, que le Parti libéral soit encore la formation politique qui lui convient. «J’espère que je vais encore pouvoir partager certaines idées avec le Parti libéral. Mes convictions n’ont pas changé, mais je vois le Parti libéral se transformer tranquillement et je ne suis pas certain si ce serait le bon véhicule. [...] Si je ne me sens pas [à l'aise], j’irai ailleurs.»