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1er RAW WINE Montréal – Un grand succès !

1er RAW WINE Montréal – Un grand succès !

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Ce premier jour de novembre marquait la toute première édition de RAW WINE, une foire complètement dédiée aux vins nature. Après Londres, Berlin, New York et Los Angeles, Montréal entre enfin dans la dance. Coup d’œil sur un salon pas comme les autres!

Organisé par la Française Isabelle Legeron, Master of Wine, RAW WINE en était à sa toute première édition montréalaise. Et on peut dire que ça été un grand succès. D’abord parce que les billets se sont envolés en moins de deux semaines, mais qu’on a reçu la visite de plus d’une centaine de vignerons de partout dans le monde. Cela, sans compter l’impressionnante sélection de sakés, d’hydromels et de spiritueux.

Mais qu’est-ce que le vin nature ?

Contrairement à l’agriculture biologique­­ ou au vin biodynamique qui possèdent leur propre label officiel­­ – ils sont donc soumis à un cahier de charges spécifique –, il n’existe rien de tel pour le vin nature­­, si ce n’est une charte créée par une association de producteurs de vins nature, mais que personne n’est obligé de respecter. Ceux qui font du vin nature adhèrent habituellement à une philosophie « non interventionniste » dans le chai et respectent les règles d’une agriculture biologique sur des vignobles­­ à petit rendement. Ils n’utilisent pas de levures industrielles et n’ajoutent pas de sucre au moût, ne recourent pas à des procédés comme la micro-oxygénation ou l’osmose inversée­­, ne filtrent pas (ou peu) et limitent l’usage du dioxyde de soufre à des doses qui sont de 10 à 40 fois inférieures­­ à celles autorisées.

La mode pour des vins qui sont non maquillés « industriellement » est de plus en plus forte. Et c’est tant mieux ! Est-ce que pour autant tous les vins nature sont bons ? La réponse est évidemment non. Or, le plus intéressant dans RAW WINE, c’est justement cette quête de producteurs qui non seulement endossent une charte de qualité (que l’on peut trouver ici), mais aussi, cette recherche par Isabelle Legeron et son équipe, de vignerons qui font des vins qui sont propres ; par opposition à des vins, disons, déviants et pour lesquels on trouve de plus en plus d’amateurs pour dire que puisque c’est déviant, c’est nature, donc c’est bon.

Suivant ma tournée de quelques heures sur place, j’y ai trouvé un nombre impressionnant de vins de caractère. Des vins d’émotion, mais aussi des vins qu’on ne goûte pas souvent. Et les vins n’ont pas besoin de venir de Slovaquie, de Géorgie ou de Slovénie. J’ai fait la rencontre de vignerons et de vins étonnants qui venaient de Californie, de partout en France ou en Italie, de Grèce, d’Autriche et d’Espagne. Je n’irai pas jusqu’à dire des vins « vivants », mais on est certainement loin des vins industrialisés sans goûts et sans âme que l’on trouve trop souvent maintenant à la SAQ.

Si vous n’avez pu vous procurer des billets pour la session de ce soir réservée aux particuliers (la matinée était pour les professionnels de l’industrie), je vous recommande de surveiller l’annonce de la seconde édition l’an prochain (on m’a confirmé le retour de l’événement !) et/ou de prendre part aux nombreux événements off-salon qui ont lieu jusqu’à dimanche partout à Montréal.

Infos ici :

Buvez moins. Buvez mieux.