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Inquiète pour la santé des jeunes filles, Isabelle Charest veut les faire bouger

La ministre caquiste mise sur une heure gratuite de parascolaire par jour

La nouvelle ministre caquiste Isabelle Charest n’est pas en faveur d’une taxe sur la malbouffe, a-t-elle dit au cours d’une entrevue à Québec.
Photo Simon Clark La nouvelle ministre caquiste Isabelle Charest n’est pas en faveur d’une taxe sur la malbouffe, a-t-elle dit au cours d’une entrevue à Québec.

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La santé des jeunes filles inquiète la nouvelle ministre caquiste Isabelle Charest. La triple médaillée olympique ne croit pas pour autant que la solution passe par une taxe sur la malbouffe.

Au Québec, neuf adolescentes sur dix ne rencontrent pas les recommandations en matière d’activité physique, déplore-t-elle, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

«Au point de vue de la santé, ce sont probablement celles qui vont développer de l’hypertension, des maladies cardiaques, du diabète, donc des maladies chroniques ; ç’a un gros impact sur la santé», insiste la nouvelle élue de Brome-Missisquoi.

La nouvelle ministre caquiste Isabelle Charest n’est pas en faveur d’une taxe sur la malbouffe, a-t-elle dit au cours d’une entrevue à Québec.
Photo Simon Clark

Son passé d’athlète et surtout de chef de mission du comité olympique canadien lui a fait réaliser à quel point il existe pourtant une grande diversité de sports.

«Il n’y a pas de raison pour qu’une jeune fille ne trouve pas un sport qui l’interpelle, ou une activité qui l’interpelle. De plus en plus, on le voit avec le plein air, on le voit avec une diversité d’offres, il n’y a pas de raison pour laquelle une jeune fille ne bougerait pas», affirme Isabelle Charest.

Elle ajoute que l’adolescence est une période charnière pour le développement d’une femme et pour l’instauration d’habitudes de vie qui vont perdurer.

La nouvelle ministre caquiste Isabelle Charest n’est pas en faveur d’une taxe sur la malbouffe, a-t-elle dit au cours d’une entrevue à Québec.
Photo Simon Clark

Les faire bouger

Sa priorité, comme ministre déléguée à l’Éducation, c’est de réussir à les faire bouger en ajoutant une heure d’activités parascolaires par jour dans les écoles secondaires.

L’ancienne patineuse de vitesse sur courte piste assure que cette nouvelle offre d’activités, qui ne sera pas nécessairement réservée à la pratique d’un sport, sera «gratuite» pour les parents.

Mais les modalités d’application de cet engagement de la CAQ ne sont pas encore claires. Mme Charest n’est pas en mesure à ce stade-ci de dire si ce sera obligatoire pour tous les étudiants. Impossible également de savoir combien cela coûtera au trésor public.

La nouvelle ministre caquiste Isabelle Charest n’est pas en faveur d’une taxe sur la malbouffe, a-t-elle dit au cours d’une entrevue à Québec.
Photo Simon Clark

Est-ce que cette heure de sport ou d’activité pourrait avoir lieu non seulement en fin de journée, après les cours, mais également le midi ou même le matin? «Oui, tout à fait, parce que juste dans une logique de partage des plateaux sportifs, ça ne peut pas être tout le monde en même temps», signale Mme Charest.

La ministre reste floue quant au moment de livrer cet engagement. «Pour septembre prochain, ce qu’on vise, éventuellement, oui, c’est d’avoir quelque chose de prêt», dit-elle.

L’ex-olympienne ajoute du même souffle que ce qui pourrait être prêt pour la rentrée scolaire l’an prochain, c’est «un projet pilote».

Pas de taxe sur la malbouffe

Si elle milite en faveur de plus d’activités physiques chez les jeunes, Isabelle Charest ne croit pas que l’État doive intervenir pour taxer la malbouffe.

«Les gens sont capables de jugement. Honnêtement, je prône définitivement plus des campagnes positives que le restrictif.»

La nouvelle ministre caquiste Isabelle Charest n’est pas en faveur d’une taxe sur la malbouffe, a-t-elle dit au cours d’une entrevue à Québec.
Photo Simon Clark

Selon elle, le gouvernement n’a pas non plus à imposer ses vues aux concessions alimentaires des complexes sportifs.

«Je suis nutritionniste de formation, ce n’est pas vrai que si tu manges une frite à l’aréna une fois de temps en temps c’est (si grave).»

Sur les athlètes...

Que pensez-vous des athlètes, souvent des modèles pour les jeunes, qui sont commandités par des compagnies comme McDonald’s?

«Quelque part, les athlètes, et je parle plus des athlètes amateurs, je pense que la fenêtre pour un athlète pour avoir une certaine reconnaissance monétaire est très petite. [...] La cigarette, j’aurais un problème, parce que ça, on sait que ça fait des dommages, par contre manger un Big Mac à l’occasion, je ne suis pas sûre que ça a un impact si négatif.»


Il y a des athlètes qui se servent de leur image, je pense par exemple à Eugenie Bouchard qui a posé en maillot de bain dans le Sports Illustrated. Qu’est-ce que vous pensez de ça, des photos qu’elle publie, elle est un modèle pour des jeunes filles, est-ce que c’est une bonne chose?

«C’est une grande question et ça devient vraiment de l’ordre personnel et mes fonctions de ministre n’ont rien à voir là-dedans. Moi, ce n’est pas le genre de chose que j’aurais fait, quoique j’ai eu une photo de mon dos nu, c’était dans le cadre de Géo Plein Air. Ça, je pense que ça relève du jugement de chacun. Moi, ce n’est pas le genre de truc que j’aurais fait, mais je ne jetterai pas la pierre à personne, ça fait partie de ses valeurs et de ce qu’elle veut véhiculer, mais moi, ce n’est pas le genre d’action que j’aurais voulu faire.»

Isabelle Charest

La nouvelle ministre caquiste Isabelle Charest n’est pas en faveur d’une taxe sur la malbouffe, a-t-elle dit au cours d’une entrevue à Québec.
Photo Simon Clark
  • 47 ans
  • Élue députée de Brome-Missisquoi
  • Ministre déléguée à l’Éducation
  • Triple médaillée olympique en patinage de vitesse sur courte piste