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Mobilité à Montréal: Valérie Plante tient sa promesse pour les autobus

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L’énoncé

« Je le dis très clairement : je désire être la mairesse de la mobilité », avait déclaré Valérie Plante à maintes reprises pendant la campagne électorale municipale il y un an. Pendant ces élections, l’aspirante mairesse a fait de la ligne rose sa promesse phare, mais elle a également promis aux Montréalais plus d’autobus sur le réseau, une tarification sociale du transport en commun, ainsi que le rallongement de la ligne bleue du métro.

Les faits

Valérie Plante a tenu ses promesses dans certains dossiers liés au transport.

Par exemple, quelques mois après son arrivée au pouvoir, la mairesse lançait, de concert avec les gouvernements fédéral et provincial, un appel d’offres pour acheter 300 autobus hybrides, augmentant la flotte totale de la Société de transport de Montréal (STM) de 15 %.

En février dernier, lors de son premier discours en tant que présidente de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), elle a établi la mobilité comme priorité pour tous les acteurs de la métropole. C’est d’ailleurs cet organisme qui a la responsabilité de mener les consultations sur la tarification sociale du transport en commun, une autre promesse de Mme Plante qui consiste à offrir un rabais de 40 % sur la passe mensuelle de la STM pour les personnes sous le seuil de pauvreté. La CMM produira un rapport qui sera remis cet automne à l’Autorité régionale de transport métropolitain, un organisme qui gère sur l’ensemble du territoire montréalais les tarifs du transport en commun, dans le but d’aiguiller la reforme tarifaire prévue d’ici 2020.

Par contre, d’autres dossiers, comme ceux des lignes rose et bleue du métro de Montréal, progressent beaucoup plus lentement, quand ils ne font pas du surplace.

Lancé en octobre, le nouveau bureau de la ligne rose a pour mandat d’évaluer avec un budget de 1 M$ le potentiel d’un tel ajout au métro de Montréal. La mairesse a aussi créé un comité de six experts pour étudier et conseiller la Ville sur la gestion de son projet, même si ce dernier ne se trouve pas dans les priorités du gouvernement de François Legault. On parle vraiment d’un projet embryonnaire à ce stade.

Dans les cartons depuis 1979, la ligne bleue aura quant à elle un bureau de projet de 100 employés à la Place Bonaventure dès ce mois-ci, nous confirme la STM. Ce rallongement vers l’Est n’est qu’à l’étape de la « planification », selon le Plan québécois des infrastructures. Le gouvernement provincial a octroyé un montant de 364 M$ permettant de lancer le processus d’acquisition des terrains et de financer les opérations du bureau de projet.

Vous ne verrez donc pas de nouvelles stations apparaître de sitôt !