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Un an après l’élection de Valérie Plante, circule-t-on vraiment mieux à Montréal?

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Photo d'archives

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'énoncé

Il y a un peu plus d’un an, Valérie Plante promettait de « débloquer Montréal » en diminuant la congestion routière.

« Il s’agit d’un problème majeur auquel je compte m’attaquer vigoureusement grâce à des actions concrètes qui auront un impact direct sur la circulation », déclarait-elle, promettant d’implanter notamment une « police anticongestion ».

Un an après l’élection de Valérie Plante, circule-t-on vraiment mieux à Montréal ?

Les faits

À défaut d’avoir une « police anticongestion », Montréal s’est dotée d’une « escouade mobilité » en août. Les six inspecteurs de cette escouade interviennent pour diminuer les entraves, par exemple lorsqu’un véhicule est stationné en double file. Ils patrouillent dans les arrondissements de Ville-Marie, du Plateau-Mont-Royal et du Sud-Ouest.

Toutefois, au lancement même de l’escouade, la mairesse Plante reconnaissait que cette initiative n’est « pas une solution miracle » pour régler le problème complexe du trafic à Montréal. L’administration Plante doit se battre contre la hausse constante du nombre de véhicules dans la région de Mont­réal. De plus, le nombre de kilomètres de travaux routiers est encore plus élevé cette année, soit 500 km, contre 469 km en 2017.

« Il faut ajouter des inspecteurs. Six, ce n’est pas assez. Pourquoi ne pas impliquer les policiers, les gens de Stationnement de Montréal ? » suggère Rick Leckner, ex-chroniqueur de la circulation à CJAD.

Il croit qu’il faut aussi améliorer le « service à la clientèle » en publiant des données plus fiables sur les plateformes comme Info-travaux.

« C’était la même chose avec l’administration Coderre. Il y a un manque de communication entre la Ville et les automobilistes dans les chantiers de construction. C’est extrêmement frustrant parce que la signalisation est souvent manquante, il n’y a pas assez d’avis avant le début des travaux. »

Valérie Plante avait promis, en ce sens, d’implanter une « brigade des chantiers », qui devrait voir le jour en 2019, « pour effectuer des visites impromptues des chantiers et assurer la qualité des travaux. »

« En plus de l’escouade mobilité, on a aussi besoin de quelqu’un qui soit responsable de la circulation, qui ait de l’autorité, une sorte d’inspecteur général de la circulation », ajoute M. Leckner.

L’administration Coderre avait tenté le coup avec « Monsieur Fluidité », l’ex-chroniqueur à la circulation Pierre Lacasse. Il a été congédié deux mois après son embauche, visé par une plainte pour harcèlement, avait révélé notre Bureau d’enquête.

Des mesures prises pour diminuer la congestion

  • Hausse de 400 000 $ du budget de communication chantiers pour Info-Travaux
  • Embauche de 100 cadets policiers pour gérer la circulation aux abords des chantiers de construction
  • Trois nouveaux postes pour la coordination opérationnelle des chantiers
  • 400 000 $ pour cinq nouveaux postes d’inspecteurs affectés aux projets dans les parcs, à la délivrance des permis, à l’inspection et à la circulation