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Collision fatale en plein vol tout près d’Ottawa

Les policiers présents sur les lieux de l’écrasement de l’avion de type Cessna ont utilisé des drones pour photographier la scène.
Capture d’écran, Global News Les policiers présents sur les lieux de l’écrasement de l’avion de type Cessna ont utilisé des drones pour photographier la scène.

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Un avion s’est écrasé au sol dimanche matin près d’Ottawa après en avoir percuté un autre en plein vol. Son pilote est mort sur le coup.

La police avait dimanche fermé une portion du chemin McGee, près de la ville de Carp, à 25 km à l’ouest d’Ottawa, là où l’avion de tourisme de type Cessna a touché sol.

C’est un peu après 10 h que les paramédics d’Ottawa ont été appelés concernant l’accident. À leur arrivée, ils n’ont pu que constater le décès du pilote.

On ignorait dimanche soir l’identité de la victime.

Redirigé

Le second avion impliqué dans la collision, un Piper PA-42 qui avait décollé de l’aéroport de Carp, a été redirigé vers l’aéroport d’Ottawa après que le pilote eut signalé à la tour de contrôle avoir été heurté par un autre appareil.

Le bimoteur d’une dizaine de places, qui transportait deux passagers, a pu se poser sans encombre.

Ses occupants n’auraient subi aucune blessure.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a ouvert une enquête pour comprendre les raisons à l’origine de cet accident, survenu dans des conditions météorologiques pourtant favorables.

Trois de ses agents étaient dimanche sur le site de l’écrasement pour recueillir les données concernant le point de décollage et la destination de l’appareil et prendre des photos.

Analyse

« L’épave de l’avion sera envoyée à notre laboratoire demain [lundi] et les enquêteurs vont aussi rencontrer les occupants de l’autre avion » a indiqué dimanche Alexandre Fournier, porte-parole du Bureau de la sécurité des transports du Canada.

<b>Alexandre Fournier</b></br>
<i>Porte-Parole</i>
Photo courtoisie
Alexandre Fournier
Porte-Parole

Compte tenu des bonnes conditions météo, il est probable que les deux engins aient évolué dimanche en navigation visuelle, sans l’aide d’appareils électroniques, bien que le Bureau de la sécurité des transports n’ait pu hier confirmer cette information.

« Même avec l’aide des appareils, parfois l’on ne voit pas tout, explique l’expert en aviation Philippe Cauchi. Des collisions comme cela, ça peut arriver n’importe où. »

M. Cauchi explique que même en ayant aperçu l’autre appareil, il est possible que l’avion de tourisme qui s’est écrasé n’ait pu éviter la collision.

« Si le Cessna était en vol horizontal, il a pu filer à peu près à 200 km/h ; [le Piper], lui, peut-être à 120 ou140 km/h. Alors vous savez, ça vient vite », indique-t-il.

L'accident