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Deux frères heureux de leur sort

Benjamin et Félix Garand-Gauthier ont joué leur premier match ensemble, samedi, contre le Vert & Or

Félix Garand-Gauthier (13) a pu jouer son premier match avec son grand frère Benjamin samedi après-midi contre le Vert & Or.
Photo Didier Debusschere Félix Garand-Gauthier (13) a pu jouer son premier match avec son grand frère Benjamin samedi après-midi contre le Vert & Or.

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Ce fut plus long que prévu, mais les frères Benjamin et Félix Garand-Gauthier ont vécu leur rêve de disputer un match ensemble dans les rangs universitaires, samedi, face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

Le sablier se vidait rapidement pour les deux centres-arrières du Rouge et Or de l’Université Laval puisque Benjamin termine son parcours cette année et qu’il était sur la touche depuis le Défi Est-Ouest en mai dernier après avoir subi une déchirure du tendon d’Achille.

« Ce fut une super belle expérience et j’en ai profité tout le long, a raconté l’aîné visiblement ému. J’étais émotif avant la partie et j’avais le motton dans la gorge quand on a fait notre entrée sur le terrain. Ça fait du bien. Ultimement, je voulais jouer au moins un match. Je suis vraiment content. Je faisais de mon mieux pendant les entraînements et je faisais confiance au processus. »

« On a joué ensemble au collégial, et c’est moi qui lançais le ballon à Benjamin, mais on ne l’avait pas fait à l’université, de renchérir Félix qui évoluait comme quart-arrière avec les Nordiques de Lionel-Groulx. C’était un rêve de jouer un match avec mon frère, à Laval. »

Sous l’œil de leurs parents et de leur sœur, présents dans les gradins du PEPS, les deux frangins se sont retrouvés à quelques reprises en même temps sur le terrain. « En formation musclée, on embarquait parfois ensemble, a indiqué Félix, qui a capté deux passes pour 23 verges dans la victoire de 40-0. On était ensemble sur le terrain lors du touché de Christopher [Amoah] sur une course de cinq verges. »

Grand frère et entraîneur

Les deux frangins souhaitent que leur rêve se poursuive, samedi prochain, à l’occasion de la Coupe Dunsmore, en affrontant les Carabins de l’Université de Montréal. « Je ne sais pas ce qui s’en vient, a indiqué Benjamin, mais j’espère que ça va se poursuivre. La décision n’est pas entre mes mains. »

Pendant sa réadaptation, Benjamin a joué son rôle de grand frère à merveille auprès de Félix, qui découvrait une nouvelle position. « Pendant le camp d’entraînement, parce que je ne pouvais pas pratiquer, j’étais le coach personnel de Félix, a-t-il raconté. Je tentais de le corriger. » Félix a apprécié cette attention.

À son premier match depuis la Coupe Vanier 2017, Benjamin se sentait bien, lui qui est passé sous le bistouri le 13 mai et qui a participé à son premier entraînement avec contact le 2 octobre. « Je n’étais pas rouillé, a-t-il précisé. Je n’ai pas pensé à mon tendon. Je n’ai pas vu de différence. J’ai aussi joué sur les unités spéciales. »

Ironiquement, Benjamin a été inséré dans l’alignement de 48 joueurs en raison de l’absence de son ami d’enfance et colocataire Étienne Moisan, ennuyé par un virus.

La patience de Pierre-Karl Lanctôt récompensée

Pierre-Karl Lanctôt a fait passer les intérêts de l’équipe avant les siens.

Laissé de côté au cours des quatre dernières parties de la saison régulière après avoir été en uniforme comme réserviste lors des quatre premières, le joueur de ligne offensive du Rouge et Or de l’Université Laval a effectué un retour au jeu comme partant, samedi, à l’occasion de la demi-finale face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, qui s’est soldée par une victoire de 40-0.

« Ce fut difficile pour l’orgueil d’être laissé de côté, a exprimé Lanctôt, qui dispute sa 4e saison avec le Rouge et Or. La solution facile aurait été de m’en aller mais, quand tu choisis Laval, tu le fais pour l’équipe. J’ai donc décidé de continuer. »

« Je suis demeuré calme et j’ai accepté mon rôle, de poursuivre le produit des Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu. J’ai continué de travailler fort pour m’assurer d’être prêt si on avait besoin de moi. C’est une belle marque de confiance de me retrouver comme partant alors que je n’ai pas été habillé lors des quatre parties précédentes. »

Autres blessés

Blessé lors du dernier match de la saison régulière contre Sherbrooke, le garde à droite partant et deuxième centre Nicolas Guay n’était pas uniforme, samedi, et s’était fait remplacer par Philippe Robitaille. Blessé lui aussi lors de la première série du même match contre les Renards, le centre étoile Samuel Lefebvre était en uniforme, mais il n’a pas joué. Le bloqueur Nicolas Thibodeau avait pris la relève quand les deux centres sont tombés au combat le 21 octobre.

« Je suis habitué à être quelques parties sans jouer, a souligné Lanctôt. J’avais déjà vécu cette situation. C’est plus difficile de revenir au jeu après une absence, mais ça ne doit pas être une excuse. Tu dois faire le travail. De toute façon, je me prépare toujours comme si j’allais être partant. Je suis content de mon match. Je n’étais pas rouillé. Malgré la pluie, le ballon collait plus parce qu’il était mouillé. »

Lanctôt avait vécu une situation similaire à la Coupe Uteck et à la Coupe Vanier, en 2016, quand le bloqueur à droite Francis Chabot s’était blessé à une cheville lors de la Coupe Dunsmore.