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Le coureur blessé: la fracture de stress

Broken twisted ankle - running sport injury
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La semaine dernière, je vous ai présenté une introduction aux blessures. Le corps humain comptant plus de 600 muscles, 200 os et plusieurs structures ligamentaires ou tendineuses associées, il est presque normal qu’il ne fonctionne pas toujours en synergie parfaite. Cette semaine et les prochaines, je vulgariserai quelques blessures de course fréquentes pour qu’elles soient mieux comprises et, par le fait même, évitées.

La fracture de stress « casse » l’os... Heu, la glace !

La fracture de stress c’est... en soi, un bris osseux. Lorsqu’elle est qualifiée « de stress », c’est qu’elle découle d’un geste sportif répétitif créant une fissure à la surface d’un os.

Chez le coureur, elle se situe presque toujours au pied ou au tibia. La fracture de stress survient plus facilement sur un os déjà fragilisé. Elle touche les sportifs de tous âges, principalement les femmes.

Comment la reconnaître ?

La blessure se manifeste par une douleur prononcée dans la région atteinte. Cette douleur est principalement ressentie lors de la mise en charge sur l’os impliqué.

De plus, la douleur se fait bien présente lors de la palpation, et quelquefois au toucher.

Parfois, une inflammation de la région en cause supporte la présence de la blessure. Elle est diagnostiquée par radiographie ou, encore mieux, par scintigraphie osseuse.

Ce qui la cause ?

Ce type de fracture arrive, la plupart du temps, à la suite d’une augmentation de l’intensité et/ou du volume d’entraînement. Elle peut aussi rappeler très fort à un coureur ayant une technique de course non protectrice qu’il doit la revoir.

À noter que la « triade de l’athlète féminine » est une cause importante de la fréquence élevée des fractures de stress chez les jeunes coureuses.

Un entraînement intensif combiné à des troubles alimentaires peut conduire à la perte du cycle menstruel (aménorrhée) et évoluer vers la fragilité osseuse.

Comment la prévenir ?

La principale stratégie pour éloigner le possible risque de fracture de stress demeure l’écoute de son corps. Ce (merveilleux) corps envoie souvent des petits signaux avant de crier très fort que ça ne va pas... jusqu’à tout vouloir casser !

Il est quand même bon de savoir qu’un entraînement progressif, une technique de course protectrice, une chaussure adaptée, un bon équilibre musculaire et une alimentation assurant l’apport nécessaire en calcium et en vitamines D contribuent à éloigner les risques de fracture de stress.

En quoi consiste le traitement ?

Dans un premier temps, lorsque la fracture de stress a été identifiée, toutes les activités de mise en charge sur la structure doivent être arrêtées.

Par la suite, la botte Samson, capable d’immobiliser et de protéger la jambe et le pied, est souvent nécessaire. Le temps de guérison est variable et se situe généralement entre 4 et 8 semaines. La consultation d’un professionnel de la santé est nécessaire.

Une fois guéri, il reste à espérer que le coureur recommence son activité de manière réfléchie... sans se casser la tête !