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«Rien n’est impossible»

Souldia
Photo courtoisie

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Endeuillé par la perte d’un ami de longue date, Souldia sort d’une année difficile. Mais le rappeur de Limoilou s’est retroussé les manches et a anesthésié sa douleur en faisant ce qu’il fait le mieux : écrire des chansons.

« J’ai eu plus d’enterrements que de mariages cette année. Ça m’a donné envie de réaliser ce projet », explique Kevin St-Laurent, dit Souldia.

À peine un an après la parution d’Ad Vitam Aeternam, Souldia est donc de retour avec son sixième album de matériel original, Survivant.

Dans le contexte, que son album aboutisse au troisième échelon du palmarès des ventes sur iTunes à sa sortie, la semaine dernière, constitue certainement la cerise sur le sundae.

Car uniquement le fait que cet enfant de la rue, qui a connu la criminalité, la prison et plusieurs deuils, obtienne du succès avec sa musique représente une victoire en soi.

« Je suis une belle preuve que rien n’est impossible », dit-il.

Nouvelle ère

Sur Survivant, le rappeur explore de nouveaux sons, comme ces effluves dancehall dans Valentina, ode à sa blonde, qui n’ont pas plu à tous les puristes du rap.

« J’aime oser. Je me fous de ce que les gens vont en penser. C’est ce trait de ma personnalité qui me permet de le faire parce que ce ne sont pas tous les rappeurs qui ont les couilles de prendre le risque de sortir de leur zone de confort. »

La pièce de résistance de Survivant, c’est cependant Mon frère, l’hommage de Souldia à Infrak. Le rappeur l’avoue sans gêne, il a bûché sur cette chanson. Il a mis un an à trouver les bons mots.

« Je recommençais souvent des couplets. C’est la dernière que j’ai enregistrée. Parce qu’il allait y avoir seulement une chanson pour mon ami, une seule qui allait parler de nos bons et nos mauvais coups. »


Survivant, de Souldia, est en vente depuis le 26 octobre

Les concerts de lancement auront lieu le 16 novembre, à la salle Multi de Québec, et le 24 novembre, au Club Soda de Montréal.