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Soirée écourtée par une panne

La fin du match entre les Remparts et les Olympiques sera reprise à une date ultérieure

Remparts
Photo Kevin Dubé Le Centre Robert-Guertin a été victime d’une panne électrique et s’est retrouvé dans le noir, forçant le report du match entre les Remparts et les Olympiques.

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GATINEAU | Avec 1 min 54 s à faire à la deuxième période du match entre les Remparts de Québec et les Olympiques de Gatineau, une panne électrique a mis prématurément un terme au match, qui devra être repris à une date ultérieure. Cette fois, au moins, ce n’est pas le Centre Robert-Guertin qui est en cause !

Il était 17 h 25 lorsque le « Vieux Bob » a été plongé dans une pénombre presque complète, quelques secondes seulement après qu’Andrew Coxhead eut donné les devants 2-1 aux Diables rouges puis que Gabriel Bilodeau ait été jugé coupable d’avoir porté son bâton trop élevé, dès la reprise du jeu.

Reporté

Sur le site d’Hydro-Québec, on indiquait qu’une panne majeure frappait le secteur de l’île de Hull.

Après plus d’une heure trente à faire patienter les quelques courageux qui avaient décidé de rester dans l’espoir que le match puisse être terminé, on a annoncé que la rencontre serait reprise à une date ultérieure. Il était alors 18 h 55.

Toutefois, coup de théâtre ! À 19 h 14, la lumière est revenue sur la patinoire du Centre Robert-Guertin. À un certain moment, on a même cru à la scène surréaliste que le match serait conclu devant une salle vide. Le personnel d’entraîneurs des Olympiques avait même commencé à rappeler les joueurs qui avaient quitté l’aréna quelques minutes auparavant.

Mais la complexité de renvoyer tout le monde sur la patinoire a finalement eu gain de cause et les Remparts ont pris la route de Rouyn-Noranda avec un goût amer. C’est qu’ils devront retourner à Gatineau en cours de saison pour y jouer une période et 1 min 54 s.

Contexte favorable

Déjà après le match, Patrick Roy était affairé au téléphone avec des membres de la LHJMQ afin de trouver une date pour reprendre la rencontre.

« Je trouve ça de valeur pour eux [les Olympiques]. À la fin, la journée lors de laquelle on va jouer, il n’y aura pas grand monde dans l’aréna et ils devront payer nos transports. C’est aussi dommage pour nos joueurs : on va se taper sept heures de route aller-retour pour jouer 21 minutes et 54 s. Ça n’a quasiment pas de bon sens », a-t-il mentionné, ajoutant vouloir reprendre le match dans un contexte favorable pour sa formation.

Son vis-à-vis, Éric Landry, avait toutefois de la difficulté à voir comment le report de ce match pourrait favoriser l’une ou l’autre des équipes.

« On ne contrôle pas Hydro-Québec. On sait que les calendriers sont chargés pour toutes les équipes, alors je ne crois pas que ça pourra être favorable pour aucune des deux formations parce que tu rajoutes un match, du temps de glace à tout le monde quand ce n’est pas prévu. Personne ne sera gagnant dans aucune des situations. »

Une panne du genre était survenue au Centre Robert-Guertin en janvier 2017 et avait forcé la rencontre face à l’Armada de Blainville-Boisbriand à être suspendue à deux reprises. Puis, la saison dernière, un autre match entre l’Armada et les Olympiques, commencé le 24 septembre, avait d’abord été reporté au 24 janvier en raison du brouillard sur la surface glacée, puis à la fin mars en raison d’un bris technique en janvier.

Il semble évident que les fantômes ont déserté le « Vieux Bob »...

Les Olympiques en période de transition

Chaque équipe junior doit faire face aux fameux cycles du hockey junior à un moment ou à un autre. Certaines organisations trouvent le moyen de les éviter le plus possible et les Olympiques de Gatineau l’ont fait à plusieurs reprises dans la dernière décennie.

Cette année toutefois, on ne s’en cache pas chez les Piques : il s’agit d’une année de transition et le développement des jeunes de l’organisation sera mis à l’avant-plan. La formation dirigée par Éric Landry compte dans ses rangs deux joueurs de 16 ans et cinq hockeyeurs de 17 ans.

L’organisation fonde beaucoup d’espoir sur leur choix de premier tour de l’été dernier, le Beauceron Pier-Olivier Roy, ainsi que sur le Russe Iaroslav Likhachev, considéré comme un bon espoir en vue du prochain encan de la LNH.

« On a une équipe avec du jeune leadership. Par le passé, on comptait sur des joueurs qui avaient été dans l’organisation pendant longtemps, mais, là, on commence à en avoir moins. On a greffé beaucoup de sang nouveau à l’équipe et c’est différent puisqu’on n’a pas été habitués à ça, à Gatineau. C’est l’une des premières fois qu’on le fait. Cette année, nous voulons développer nos jeunes en les entourant de plus vieux qui montrent l’exemple », a mentionné Landry dimanche avant la rencontre face aux Remparts.

Roy n’était pas en uniforme pour les Olympiques, dimanche. Le natif de Lac-Etchemin représente actuellement Équipe Canada Noir au Défi mondial des moins de 17 ans.

Assistance en baisse

La transition dans laquelle se trouvent les Olympiques a des effets aux guichets du Centre Robert-Guertin. Avant le match de dimanche, l’équipe affichait une moyenne d’assistance de 1867 spectateurs lors de ses 10 matchs disputés à domicile.

Il reste encore beaucoup de hockey à jouer, il faut le dire, mais tout de même, cette moyenne se veut bien en deçà de ce à quoi les Olympiques nous ont habitués. Depuis que la LHJMQ comptabilise les assistances ou, du moins, depuis qu’elle les archive sur son site web, soit depuis la saison 2003-2004, jamais les Piques n’ont affiché une moyenne d’assistance en bas de 2000 spectateurs.

« Ceux qui viennent, ils nous encouragent. Il y a toujours eu une culture gagnante ici par le passé et à chaque année, on avait l’impression qu’on pouvait gagner la coupe du Président. Maintenant c’est une autre attitude, on a la chance d’avoir de bons jeunes ici autour desquels on veut bâtir », ajoute Landry.

Les Olympiques montrent un dossier de 7-9-2-1 cette saison.