/news/education
Navigation

Surplus de 3 G$: les universités veulent leur part

Coup d'oeil sur cet article

Alors que le gouvernement caquiste a hérité d’un surplus de trois milliards, les universités demandent au gouvernement caquiste d’augmenter leur budget et rappellent à François Legault ses engagements passés, a appris Le Journal.

« La CAQ a évoqué l’importance [des universités] pour tirer notre épingle du jeu dans le développement économique, la recherche et l’innovation. Le système universitaire est la pièce maîtresse en matière d’innovation. On est en droit de s’attendre que les bottines suivent les babines », indique Daniel McMahon, secrétaire-trésorier du Bureau de coopération interuniversitaire et recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières en entrevue avec le Bureau parlementaire.

M. McMahon croit que malgré l’absence de promesses claires en campagne électorale, M. Legault va augmenter les budgets des institutions d’enseignement supérieur. « En campagne électorale, les universités, ça n’attire pas monsieur et madame Tout-le-monde. Mais quand on gouverne, les universités, il faut travailler avec nous pour développer l’économie. C’était très clair dans sa pensée que les universités ont un rôle à jouer », a-t-il dit.

Dans son livre Cap sur un Québec gagnant, François Legault écrivait que les « universités prestigieuses et les centres de recherche de haut niveau » sont le « point de départ, le moteur même du développement des grandes technopoles ».

« Nous avons déjà un bon système d’éducation, mais il risque de perdre du terrain, en particulier au niveau universitaire. Parce que chaque année de sous-financement a un effet cumulatif pervers », soutenait l’actuel premier ministre dans cet ouvrage publié en 2013. « Nos universités sont en compétition avec le reste de l’Amérique du Nord pour aller chercher les meilleurs professeurs et chercheurs. Le rattrapage est essentiel », ajoutait-il.

Or, les recteurs estiment que ce rattrapage n’a pas été effectué. Le recteur Pierre Cossette de l’Université de Sherbrooke souligne que les fonds débloqués par le gouvernement Couillard dans le dernier budget n’ont comblé que les compressions de début de mandat.

Sous-financement

« On avait mesuré le sous-financement autour de 880 M$ il y a cinq ans par rapport à la moyenne canadienne », a-t-il ajouté. Il croit également que François Legault trouve cet enjeu important « puisqu’il l’a écrit » dans son livre.

De son côté, la principale de McGill Suzanne Fortier estime que « malgré le fait que les universités québécoises se positionnent bien, un écart important demeure entre le financement de fonctionnement par étudiant accordé aux établissements québécois et la moyenne canadienne ».

Vendredi, le gouvernement Legault a confirmé avoir hérité d’un surplus budgétaire de trois milliards $. Il devrait faire le point sur ce qu’il compte faire de ce butin lors d’une mise à jour économique cet automne.