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Auclair va s’en remettre

Le secondeur ne se formalise pas de ne pas avoir été retenu pour l’équipe d’étoiles

Le secondeur hybride du Rouge et Or Adam Aulclair à l’entraînement mardi.
Photo Simon Clark Le secondeur hybride du Rouge et Or Adam Aulclair à l’entraînement mardi.

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Adam Auclair n’est pas tombé en bas de sa chaise lorsqu’il a appris qu’il n’était pas retenu au sein de l’équipe d’étoiles du RSEQ, jeudi dernier.

« Je m’y attendais un peu, a déclaré le secondeur hybride du Rouge et Or de l’Université Laval. Je n’ai pas connu une mauvaise saison, mais je n’ai pas eu autant d’occasions de faire des jeux que l’an dernier. J’ai fait mon travail. Tant mieux pour Redha [Kramdi]. Il a connu une bonne saison et c’est un très bon joueur. »

Si Auclair a pris avec un grain de sel la décision des entraîneurs d’opter pour le joueur des Carabins de l’Université de Montréal, le coordonnateur défensif du Rouge et Or, Marc Fortier, voyait les choses d’un œil différent.

« Marc était plus fâché que moi, a indiqué le joueur défensif par excellence au pays pour la saison dernière. J’ai dit à Marc que j’avais choisi le Rouge et Or pour gagner des championnats et non pour remporter des honneurs individuels. Parce que l’on considère que j’en ai pas assez fait pour être choisi, il s’agit d’une motivation supplémentaire. »

La réponse bientôt

Même si les Carabins ont été l’unité défensive la plus avare au pays cette année, Auclair estime que la meilleure défensive sera connue au terme de la Coupe Dunsmore.

« Les Carabins ont accordé peu de points cette saison et on s’attend à un match serré, a-t-il indiqué. Avec le stress des séries éliminatoires, ça change parfois. Samedi, la meilleure défensive va gagner le match. On parle de deux bonnes défensives où chaque joueur est important. »

Le retour au jeu du demi-inséré Louis-Mathieu Normandin ajoute une arme importante dans le camp des Bleus, lui qui a raté le premier duel entre les deux grands rivaux et qui est parti rapidement lors du match retour en raison d’une blessure à un ischiojambier.

« C’est un joueur à surveiller et on doit toujours savoir où il est sur le terrain, a expliqué Auclair. À chaque partie, le quart-arrière le vise sur les courtes ou les longues passes. »

Absent possible

Véritable poison contre le Rouge et Or, le receveur Guillaume Paquet demeure un cas incertain, lui qui s’est blessé lors du premier match de la saison.

« Le personnel des Carabins, ce n’est pas dans notre contrôle », a souligné le secondeur Kean Harelimana.

« C’est certain que la présence de ses deux receveurs peut changer leur plan de match. En raison de la température, on veut stopper la course et forcer leur quart-arrière à nous battre avec son bras. On veut être stable contre la course. Dimitri [Morand] est un quart-arrière qui aime demeurer dans la pochette et faire ses lectures, mais il est aussi capable de courir », a ajouté Harelimana.

« On ne se sent pas les bienvenus à Québec »

Contre toute attente, Gabriel Parent est revenu au jeu samedi dernier en demi-finale face aux Redmen de McGill.

« Je n’y croyais plus vraiment, a confié le vétéran porteur de ballon des Carabins de l’Université de Montréal. J’avais une douleur constante à une cheville. Je me préparais à ma carrière de pompier, mais je suis resté dans l’entourage de l’équipe pour aider les plus jeunes. L’équipe médicale a fait tout un travail. »

Tour de magie

La cheville de Parent a tenu le coup face aux Redmen.

« On a utilisé une rotation et tout s’est bien passé, a indiqué le produit des Nomades Montmorency, dont le dernier match remontait à la Coupe Dunsmore 2017. C’était un test contre McGill et je n’ai pas ressenti de douleur. À ma dernière saison, je voulais revenir, mais je ne voulais pas pousser trop les affaires. On a tellement de profondeur à la position de porteur. Notre 5e porteur pourrait être partant pas mal partout. »

« Depuis deux ou trois semaines, ma cheville allait beaucoup mieux et j’ai pu reprendre l’entraînement avec contact avant le match contre McGill, d’ajouter l’auteur d’un touché déterminant sur une course de 35 verges dans la victoire de 18-16 des Carabins à la Coupe Dunsmore 2015 face au Rouge et Or au PEPS. J’étais vraiment content de toucher le terrain et de rentrer sur le terrain avec les gars. Je n’étais pas rouillé. »

Contre toute la ville

Maintenant qu’il est de retour, Parent a hâte à la Coupe Dunsmore, qui sera disputée en terrain hostile.

« On aurait aimé disputer la finale à Montréal, mais c’est toujours le fun de jouer au PEPS, a-t-il indiqué. C’est l’fun de savoir que les partisans ne nous aiment pas trop. On se retrouve 80-90 gars [les joueurs, les entraîneurs et le personnel] et quelques centaines de partisans contre la ville de Québec au complet. On ne se sent pas les bienvenus et on va à la guerre ensemble. »

« Pour les vétérans de l’équipe, on va terminer notre carrière à Québec, de poursuivre Parent. On gagne la Coupe Dunsmore et l’on poursuit jusqu’à la Coupe Vanier, qui sera présentée à Québec, ou l’on perd et notre carrière est terminée. Six ou sept jeux feront la différence. »