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Bernard Landry (1937-2018): démission fracassante du PQ, «une décision rapide et erronée»

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Bernard Landry, qui est décédé mardi matin, a créé une onde de choc au Québec lorsqu’il a annoncé sa décision de quitter la direction du Parti québécois, en 2005. Il l’a finalement regretté.

«Quand j’ai pris cette décision rapide et erronée de quitter, j’ai fait une erreur que j’ai payée. Ça m’a fait mal, mais je vis avec», a-t-il déclaré en 2016 en entrevue à l’émission «Mémoires de députés» sur le Canal de l'Assemblée nationale, diffusée finalement l’an dernier.

On y entend aussi le principal intéressé laisser clairement entendre que la politique active lui manquait. «C’était une passion, c’était au centre de ma vie», confiait-il.

Pour rappel, l’ex-premier ministre, insatisfait du résultat du vote de confiance de 76,2 % au Congrès national du Parti québécois, a surpris toute la classe politique en démissionnant de son poste de chef péquiste, en plus de quitter ses fonctions de député de Verchères.

Lors de sa courte allocution, Bernard Landry a expliqué qu'il ne pouvait assumer la direction du parti avec un faible appui des délégués.

À l’époque, sa décision a causé une telle commotion que le Congrès a immédiatement été ajourné. M. Landry voulait obtenir au moins 80 % des appuis pour continuer de diriger le parti, deux ans après la défaite face aux libéraux de Jean Charest.

En apprenant la démission, M. Charest avait fait part de sa surprise. «Comme tout le monde, nous sommes à la fois surpris et touchés. M. Landry est un homme de conviction, de passion et de cause. Il a servi le Québec pendant une bonne quarantaine d'années. Je lui souhaite bonne chance», avait confié l’ex-chef libéral.

Souhaitant consacrer du temps à sa vie privée, Bernard Landry a quitté la vie politique ce jour-là, mais il est resté un fervent militant souverainiste jusqu’à la dernière seconde.