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Jour de vérité pour le président

Les élections de mi-mandat détermineront la majorité au Congrès jusqu’à 2020

Jour de vérité pour le président
Photo AFP

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Les élections de mi-mandat d’aujourd’hui sont l’épreuve du feu pour le président américain Donald Trump qui pourrait perdre sa majorité à la Chambre des représentants en raison d’une « vague bleue démocrate », contrairement au Sénat qui devrait rester sous son contrôle. Voici les deux scénarios les plus probables, selon les experts consultés par Le Journal.

Scénario 1

Majorité démocrate à la Chambre des représentants
 
ÉTATS-UNIS
 
Donald Trump risque d’avoir de sérieux maux de tête si ce scénario se produit. Ingérence russe, relations avec l’Iran, situation financière exposée au grand jour... « Les démocrates vont se faire le plaisir d’organiser toutes sortes d’enquêtes ou d’audiences publiques qui forceront le président à parler de ces choses-là », analyse Frédérick Gagnon, directeur de l’Observatoire sur les États-Unis à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). S’il est empêtré dans ces histoires, Trump aura « peut-être moins de temps pour cibler le Canada dans ses tweets », ajoute M. Gagnon.
 
QUÉBEC
 
Les PME québécoises pourraient souffrir d’un nouveau vent de protectionnisme « à la sauce démocrate ». La nouvelle mouture de l’ALENA, l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC), négocié de peine et de misère par le gouvernement Trudeau, prendrait plus de temps à être adopté avec la possible obstruction des démocrates. « Le nouvel accord de l’ALENA doit être voté par les deux Chambres... donc si les démocrates reprennent la Chambre, ça pourrait modifier le débat », estime le professeur titulaire au Département de science politique à l’Université Laval, Jonathan Paquin. 

Scénario 2

Majorité républicaine (statu quo)
 
ÉTATS-UNIS
 
Si Trump réussissait là où Obama, Bush, Clinton et Reagan ont échoué avant lui, il aurait les coudées franches pour revenir à la charge avec la construction de son fameux mur à la frontière mexicaine. Il pourrait aussi carrément mettre fin à l’enquête de Robert Mueller visant à savoir s’il y a eu collusion entre la Russie et des membres de son entourage lors des élections de 2016. « Si les républicains conservent la Chambre, c’est la fin de l’enquête sur l’ingérence russe », va jusqu’à dire Gilles Vandal, auteur de Donald Trump et la déconstruction de l’Amérique.
 
QUÉBEC
 
Des projets d’Hydro-Québec, comme celui de New England Clean Energy Connect (NECEC), ont plus de chances de voir le jour avec des élus républicains. « La candidate démocrate du Maine est par exemple beaucoup moins chaude à l’idée d’aller de l’avant avec le projet d’Hydro-Québec », rappelle Christophe Cloutier-Roy, chercheur à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand. Heureusement pour le Québec, les élus des États voisins de la province cultivent d’assez bonnes relations avec nos dirigeants, peu importe leur couleur politique.