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La folie des grandeurs

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Tous en conviennent, la question environnementale est une des plus importantes pour notre époque. Elle se présente à travers mille enjeux, mais se résume finalement à une chose simple : il faut faire tout ce que nous pouvons pour nous assurer que la Terre demeure une planète habitable.

Écologisme

Cela dit, il faut aborder cette question en gardant le sens des réalités. Imaginons que le Québec s’abolisse d’un coup comme société et que tous ceux qui l’habitent retournent à l’âge de pierre, ne chauffent plus leur maison, renoncent à leur voiture et rompent avec la surconsommation : à l’échelle de la planète, cela ne changerait absolument rien.

Nous avons beau nous présenter comme un possible leader mondial en matière de lutte contre les changements climatiques, nous nous racontons des histoires. Nous nous imaginons donner l’exemple alors que la plus grande partie de la planète ignore notre existence.

C’est une vieille manie québécoise, presque un travers de notre psychologie collective : on compense notre difficulté à maîtriser notre destin national en prétendant sauver le monde.

En ces matières, concrètement, le sort de la planète se joue en Chine, en Inde, aux États-Unis et en Russie.

Ceux qui prétendent que nous devons délaisser nos affaires nationales au nom de la crise écologique mondiale se mettent un doigt dans l’œil et les neuf qui restent dans l’autre. Chez certains, l’écologisme sert de prétexte pour tourner en dérision ceux qui ont le souci de la patrie.

Québec

Cela ne veut pas dire que nous ne devons rien faire. Au contraire. La planète a beau être un tout, elle se présente à nous en une diversité infinie de paysages. Chaque peuple doit prendre soin de son coin du monde et le rendre durable.

Mais cessons de faire semblant que nous portons le sort de la planète sur nos frêles épaules. La réalité a ses droits.