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Le mouvement souverainiste «doit beaucoup» à Bernard Landry, selon Jean Charest

Le mouvement souverainiste «doit beaucoup» à Bernard Landry, selon Jean Charest
Photo d'archives

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L’ancien premier ministre libéral Jean Charest se souvient de Bernard Landry, qui est décédé mardi matin, comme de celui qui a donné de la «crédibilité au mouvement souverainiste sur les questions économiques».

«Il a occupé tous les grands ministères économiques et, là-dessus, le mouvement souverainiste lui doit beaucoup», a insisté M. Charest, qui a succédé à M. Landry comme premier ministre du Québec, sur les ondes de QUB radio mardi après-midi.


REVOYEZ L'ENTREVUE DE JEAN CHAREST AVEC MARIO DUMONT:


 

Jean Charest a salué la signature de la Paix des Braves, qu’il considère comme «l’un de ses grands legs». «Il a été très audacieux de négocier directement de nation à nation et il l’a fait avec succès.»

M. Charest se souviendra aussi de Bernard Landry comme d'un homme de convictions. «Je ne pense pas avoir rencontré un souverainiste aussi convaincu que Bernard Landry.»

«Marée haute ou marée basse, il n’a jamais perdu la foi en ce qu’il défendait et il a fait preuve d’une résilience et d’une persévérance qui l’honorent et qui sont un exemple pour les générations à venir.»

Des questions souffrantes

Au micro de Mario Dumont, l’ex-chef libéral a également insisté sur la ténacité de Bernard Landry qu’il a dû affronter à l'Assemblée nationale comme premier ministre, puis comme chef de l’opposition. «Une question à Bernard Landry, c’était souffrant, a-t-il souligné, ajoutant que l'ex-chef péquiste avait été un «adversaire de taille».

«Quand nous étions dans l’opposition, on hésitait à lui poser des questions sur l’économie, nous les libéraux, et il était ministre des Finances, parce que ses réponses nous ramenaient toujours au bilan libéral et il nous faisait souffrir.»