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Le plus illustre citoyen de Verchères n’est plus

Les voisins de Bernard Landry n’ont que de bons mots à son égard

Bernard Landry dans sa résidence ancestrale de Verchères, en Montérégie, le 1er septembre 2015.
Photo d’archives, Ben Pelosse Bernard Landry dans sa résidence ancestrale de Verchères, en Montérégie, le 1er septembre 2015.

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Si tout le Québec était en deuil mardi après le décès de Bernard Landry, la tristesse était perceptible à Verchères, où il habitait une maison ancestrale sur le bord du fleuve.

Les drapeaux ont d’ailleurs rapidement été mis en berne à l’hôtel de ville de Verchères, petite ville de la Rive-Sud de Montréal de 5600 habitants.

Michel Reed est l’un d’eux. Il vit sur la même rue que M. Landry.

Michel Reed, Voisin
Photo Simon Dessureault
Michel Reed, Voisin

Chaleureux

« On le voyait souvent passer devant la maison, hiver comme été. Il faisait de la marche rapide, même quand il faisait très froid », relate M. Reed, qui tient à mentionner que Bernard Landry était un homme très chaleureux.

La femme de ce dernier a d’ailleurs été une étudiante de M. Landry lorsqu’il enseignait à l’université.

Bernard Landry a été député de la circonscription de 1994 à 2005.

L’ancien premier ministre s’est impliqué jusqu’à tout récemment dans la municipalité.

Josée Guyon habite elle aussi tout près de la résidence de M. Landry. Elle l’a croisé à plusieurs reprises.

Josée Guyon, Voisine
Photo Simon Dessureault
Josée Guyon, Voisine

Sa serveuse

Elle l’a d’ailleurs déjà servi lorsqu’elle travaillait comme serveuse dans un restaurant de la municipalité, il y a 7 ans.

« C’était un homme charmant, il parlait un excellent français et il prenait le temps de saluer les gens », se souvient Mme Guyon, alors qu’elle a appris la mort de M. Landry en début de soirée mardi.

Cette dernière se souvient d’ailleurs d’avoir ri un bon coup avec l’ancien premier ministre en le croisant au guichet automatique, alors qu’il était pressé en sortant de sa limousine.

« Je l’ai laissé passer pour lui faire gagner du temps, mais il n’en finissait plus de me remercier, alors je lui ai dit que je ne lui avais pas fait gagner du temps finalement », rigole Mme Guyon.

François Bourdon se souvenait pour sa part d’une anecdote qui s’est déroulée du temps où Bernard Landry était premier ministre.

Il y avait eu du verglas pendant la nuit et la limousine de Bernard Landry s’est arrêtée devant un commerce pour aller chercher du sel de déglaçage.

« Ce n’est pas son chauffeur qui est débarqué, mais Bernard Landry lui-même qui a demandé s’il y avait du sel et le commis lui a dit non, raconte M. Bourdon. Moi, j’ai dit, “mais monsieur, c’est le premier ministre quand même”. »