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Pierre Karl Péladeau perd un mentor

En visite au Journal de Montréal avec Pierre Péladeau en 1985.
Photo d’archives, Le Journal En visite au Journal de Montréal avec Pierre Péladeau en 1985.

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Bernard Landry a profondément marqué le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, et sa famille, qui l’ont côtoyé toute leur vie.

« J’ai toujours été assez proche de M. Landry. Il a été pour moi un mentor, une source d’inspiration », confie le PDG de Québecor et propriétaire du Journal, Pierre Karl Péladeau.

C’est dans les années 1980, alors qu’il est un jeune étudiant dans la vingtaine, que M. Péladeau tombe sous le charme de Bernard Landry.

« À 22 ans, dit-il, j’ai été invité dans un dîner, un soir, chez le délégué général du Québec à Paris, et Monsieur Landry avait pris la parole, comme ça, inopinément. C’est à ce moment qu’il est devenu un mentor. Je l’enviais énormément. Il avait une telle éloquence. »

Avec sa femme Chantal Renaud et Pierre Karl Péladeau en 2008.
Photo d’archives, Le Journal
Avec sa femme Chantal Renaud et Pierre Karl Péladeau en 2008.

Sa maîtrise et « son maniement exceptionnel » de la langue française témoignent de sa culture encyclopédique acquise au collège classique, qui fera ensuite sa signature.

« Ç’a été mon premier souvenir marquant de ce personnage qui m’a accompagné tout le reste de ma vie », ajoute-t-il.

Achat stratégique

Des années plus tard, Bernard Landry sera aussi l’un de ceux qui participeront à l’acquisition stratégique de Vidéotron par Québecor.

Lors de son saut en politique en 2014, Bernard Landry fait une fois de plus partie des figures marquantes qui vont pousser Pierre Karl Péladeau à s’engager.

« M. Landry, M. Parizeau, Mme Marois, qui était première ministre, tous ces souverainistes ont participé étroitement à mon engagement en politique, c’est clair », explique M. Péladeau.

Une conférence de presse aux côtés d’Érik Péladeau en 1998.
Photo d’archives, Le Journal
Une conférence de presse aux côtés d’Érik Péladeau en 1998.

Indépendance financière

Comme René Lévesque et Pierre Péladeau, Bernard Landry était convaincu que les Québécois auraient leur « indépendance politique » une fois leur « indépendance financière » obtenue.

Jusqu’à la fin de sa vie Bernard Landry aura été une source d’inspiration pour l’émancipation des francophones en affaires, comme en politique, selon M. Péladeau.

« On avait fréquemment l’occasion de se voir. Comme souverainiste, on fréquentait les mêmes cercles. On échangeait sur le Québec et le monde », dit-il pour conclure, la voix chargée d’émotion.