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Froidement assassiné, Jean-Christophe Gilbert n’est pas un criminel de carrière

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TROIS-RIVIÈRES | C’est toujours le mystère complet à savoir pourquoi Jean-Christophe Gilbert, 24 ans, de Massueville, en Montérégie, a été froidement assassiné il y a maintenant au moins quatre semaines. Il semble toutefois que le jeune homme, dont le corps a été retrouvé calciné à Trois-Rivières, le 10 octobre, n’était pas un criminel de carrière.

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ), particulièrement les agents du poste de Sorel-Tracy, connaissaient le jeune homme. Ils ont dû intervenir à quelques reprises dans des dossiers le concernant, mais un seul de ceux-ci s’est réellement traduit devant les tribunaux. Gilbert avait finalement été acquitté d’une accusation sommaire de voies de fait.

Cela n'a donc rien à voir avec l’imposant curriculum criminel de René Kègle et de Francis Martel, deux individus au très lourd passé judiciaire et qui sont accusés du meurtre d’Ophélie Martin-Cyr. Ils seraient aussi possiblement reliés au meurtre de Steve Lamy et de Jean-Christophe Gilbert.

Pour le moment, aucune accusation supplémentaire n’a été déposée contre eux. On comprend mal le lien qui unit Steve Lamy et Jean-Christophe Gilbert, dont les corps ont été retrouvés calcinés dans la voiture de Lamy.

Casse-tête pour les enquêteurs

Les enquêteurs font face à un cas extrêmement complexe. Hypothèse parmi tant d’autres: les deux hommes auraient-ils pu être assassinés par la même personne, mais pas forcément au même moment? Auraient-ils pu être placés ensuite dans la même voiture avant que celle-ci ne soit incendiée?

C’est que se demandent des proches de Gilbert et de Lamy, qui affirment qu’à leur connaissance les deux hommes n’avaient aucun lien.

Sa mère fustige les policiers

La mère de Jean-Christophe Gilbert a annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle n’a pas l’intention d’accorder d’entrevues aux médias. Deux choses semblent toutefois l’irriter particulièrement.

D’abord, le très court délai entre l’annonce de la mort de son fils par les enquêteurs et la médiatisation du dossier. Certains proches auraient appris le décès de Jean-Christophe en raison de la publication de la nouvelle.

Il y a aussi les confidences du voisinage. Certains avaient confié à TVA Nouvelles avoir vu Jean-Christophe Gilbert monter à bord d’une voiture non familière «le dimanche avant les incidents».

Il semble qu’il pourrait s’agir d’une erreur de date puisque, selon sa mère, son fils aurait été vu pour la dernière fois le 2 octobre à Massueville.

Elle maintient avoir signalé sa disparition à la SQ, qui avance plutôt que c’est le travail d’enquête qui les a conduits au domicile familial puisque personne n’aurait téléphoné à la police pour signaler sa disparition.

Au mauvais endroit, au mauvais moment

L'ex-conjointe de Jean-Christophe Gilbert croit pour sa part que le père de son enfant se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment.

Selon elle, il est peu probable que le jeune homme de 24 ans entretenait des liens avec les suspects dans cette affaire.

Annick Lepage-Pichette affirme qu'en quatre ans de vie commune, ils n'ont jamais eu affaire à René Kegle et à Francis Martel, les deux accusés du meurtre d’Ophélie Martin-Cyr.