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Jean-François Breau poursuit sa «Guerre des clans»

Jean-François Breau lors du lancement d'automne de la chaine V au Cabaret du Casino de Montréal. Montréal, 11 septembre 2018. PIERRE-PAUL POULIN / LE JOURNAL DE MONTRÉAL
PIerre-Paul Poulin / JdeM Jean-François Breau lors du lancement d'automne de la chaine V au Cabaret du Casino de Montréal. Montréal, 11 septembre 2018. PIERRE-PAUL POULIN / LE JOURNAL DE MONTRÉAL

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Jean-François Breau a fait beaucoup de télévision («Un air de famille», «C’est ma toune», «Les échangistes»), mais «La guerre des clans» constitue sa première expérience d’animation en solo. Le début de celle-ci, cet automne, s’est avéré concluant, puisque V a choisi de renouveler le jeu à l’hiver 2019.

«Je savais que j’adorais l’émission, que j’allais aimer la faire, mais une si grande quantité de tournages dans une si courte période temps, je n’avais jamais fait ça, a expliqué l’animateur, en entrevue. Mais ç’a été encore plus agréable que je pensais.»

Le rythme des enregistrements de «La guerre des clans» est, de fait, plutôt effréné: jusqu’à six tranches de 30 minutes peuvent être filmées en une seule journée, la fin de semaine, devant public, dans un grand local des studios Cinépool, à LaSalle.

«J’ai eu des angoisses avant de commencer à tourner, a précisé Jean-François Breau. Mais dès que j’ai commencé à enregistrer, j’ai compris que j’étais comme un poisson dans l’eau sur ce plateau. Le jeu, les familles, la taquinerie, ça me ressemble. J’ai beaucoup appris de Jean-François Baril et Luc Senay [NDLR: les anciens hôtes de ¨La guerre des clans¨], mais j’ai aussi beaucoup regardé les autres versions de l’émission partout à travers le monde. Steve Harvey, l’animateur du format original américain, ¨Family Feud¨, est l’une de mes idoles.»

«Cette émission me tient beaucoup à cœur, et j’ai assez de plaisir à faire ça pour espérer le faire encore 10 ans.»

Angoisses de papa

Jean-François Breau exploite aussi sa passion de la communication au micro de Rythme FM, où il remplace sporadiquement Stéphane Bellavance à la barre de «Bonjour Montréal», en semaine, de 5 h 30 à 8 h 15. Sa case-horaire est à l’opposé de celle de son amoureuse, Marie-Ève Janvier, qui officie aux commandes de «L’incroyable retour», en fin d’après-midi, auprès de Sébastien Benoît et Alexandre Barrette.

«À la radio, c’est mon propre ton. Je n’ai pas la science infuse sur rien, j’ai besoin de me faire expliquer des choses bien basiques, et je ne me prends pas au sérieux trop souvent. Avec les années, mon rapport avec le public s’est précisé. Les gens savent que je suis un homme blagueur, près de sa famille, ultra trop émotif», a détaillé le nouveau quadragénaire, qui se dit de plus en plus conscientisé, comme citoyen, depuis qu’il est devenu père.

«Je m’intéresse plus à la politique, parce que je comprends que, seul, on ne peut pas accomplir grand-chose, même si on a la volonté et le couteau entre les dents. Il faut être capable d’avoir une influence sur les dirigeants. Je fonde beaucoup d’espoir dans le retour du communautaire; j’ai été élevé au Nouveau-Brunswick, dans une rue avec mes cousins et cousines où tout le monde se connaissait. Je cherche des solutions. Mes petites angoisses de jeunesse deviennent des angoisses de papa.»

En musique

Du 12 au 16 février, Jean-François Breau renouera avec la comédie musicale qui lui a permis de rencontrer sa douce, dans le spectacle «Don Juan symphonique», à la Maison symphonique.

Il concocte aussi quelques projets secrets avec son groupe de musique cajun Salebarbes, qui compte aussi parmi ses membres Éloi et Jonathan Painchaud. «Quelque chose qui pourrait ressembler à un disque», a laissé miroiter Breau, d’un air mystérieux.

En outre, le papa de la petite Léa, 2 ans et demi, aimerait bien donner un petit frère ou une petite sœur à sa progéniture dans un avenir rapproché.

«On le souhaite! Mais mon père me dit toujours que je ne peux pas tout décider...»