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Le calvaire de nos ovaires

Le calvaire de nos ovaires
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C’est tout petit et pourtant ça contient une partie de l’histoire des femmes: la pilule contraceptive.

Celle qui, n’eût été la pression de l’Église, aurait pu voir le jour bien avant. Celle que l’on prescrit maintenant aux jeunes filles de 14 ans sans l’accord des parents. Celle qu’on décrie aujourd’hui comme étant néfaste pour la santé.

Celle qui, si elle se transformait en boule de cristal, pourrait nous parler de la façon dont la société a traité et traitera les femmes et leurs ovaires à travers des décennies d’émancipation. Plutôt de désir d’émancipation.

Bien qu’elle soit vécue comme une libération, l’arrivée de la pilule en 1969 a engendré son lot de remous. Cette nouveauté sur le marché a défoncé les barrières de l’asservissement imposé aux femmes par le clergé. Elles ont désormais le pouvoir «d’empêcher la famille», mais n’ont pas de contrôle sur les conséquences de ce pouvoir.

La pilule a un sexe

Les femmes en ont lourd sur les épaules, encore plus sur les ovaires. En plus de porter les enfants, elles portent le fardeau de la contraception.

Comment un si petit comprimé a-t-il entraîné de si grands changements? La pilule est venue dire aux femmes qu’elles avaient enfin le droit de pouvoir entrevoir leur vie au-delà de leur cycle hormonal et de la maternité. Elle est venue parler de liberté, d’égalité.

Aujourd’hui elle vient parler de danger et c’est encore sur les ovaires des femmes que repose ce stress.

Maux de tête, diminution de la libido, changements d’humeur et même dépression sont souvent des effets secondaires de la pilule contraceptive. Les femmes lui associent rarement ces effets physiques et psychologiques de peur de compromettre leur liberté sexuelle.

Entre la pression du partenaire, celle de l’employeur ou le simple désir d’émancipation, les femmes se retrouvent à porter seules cette charge mentale. Choisir entre liberté sexuelle et santé globale représente une décision ardue qui ne devrait pas être une responsabilité uniquement féminine.

La contraception, c’est comme la sexualité, ça se vit à deux.

Parlez-en avec votre chum, ça calme les hormones!

 

Écoutez les réactions de Richard Martineau au sujet de cette chronique à partir de 3 min 58 s

 

Cette chronique est en lien à la semaine de Richard Martineau:

 

 

 


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