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Coupe Dunsmore: «les gros jeux font la différence»

L’attaque du Rouge et Or veut réussir de longs jeux contre une des «meilleures défensives au pays»

Le demi inséré Mathieu Robitaille trépigne d’impatience à l’idée de disputer sa première Coupe Dunsmore.
Photo d’archives, Agence QMI Le demi inséré Mathieu Robitaille trépigne d’impatience à l’idée de disputer sa première Coupe Dunsmore.

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Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour Mathieu Robitaille. Laissé de côté l’an dernier en finale provinciale, le demi inséré du Rouge et Or de l’Université Laval disputera sa première Coupe Dunsmore cette année, saison où il a mérité un poste de partant et est devenu une cible de choix pour Hugo Richard.

«C’est excitant de vivre mes premières séries et ma première Coupe Dunsmore, a exprimé le produit des Titans de Limoilou. J’ai obtenu de belles opportunités cette année et je les ai saisies. Justin [Éthier] m’a placé dans de bonnes situations et j’ai répondu. À Laval, il y a beaucoup de talent chez les receveurs et j’ai réussi à créer ma place.»

Auteur de trois réceptions pour 82 verges, dont une de 64 verges dans le dernier match face aux Bleus, Robitaille est d’avis que les gros jeux pèseront lourd dans la balance. «On devra créer des gros jeux et les compléter, a-t-il indiqué. Les gros jeux font la différence et ils changent le momentum dans un match.»

Justin Éthier abonde dans le même sens. «Dans ces parties, on ne peut pas avancer toujours à coup de cinq ou dix verges, a souligné le coordonnateur offensif de Laval. C’est très, très important de prendre un gros morceau à l’occasion. Il faudra saisir les opportunités et les concrétiser, et non pas se contenter de placements ou se retrouver à 13 joueurs sur le terrain.»

Posté à la ligne d’une verge des Carabins après une longue passe à Robitaille lors du dernier duel entre les deux grands rivaux, le Rouge et Or avait écopé d’une punition pour avoir eu 13 joueurs sur le terrain. La séquence s’était conclue par une interception de Marc-Antoine Dequoy dans la zone des buts, et Laval s’était retrouvé les mains vides.

«Limiter les erreurs»

Un autre élément est primordial aux yeux d’Éthier. «Au-delà des verges amassées, le plus important est de bien protéger le ballon, a-t-il expliqué. Ça va prendre une bonne exécution et limiter les erreurs. Montréal est une des meilleures défensives au pays et nous aurons droit à un match serré. Tout le monde est prêt pour ce scénario.»

Dans la victoire de 18-15 en prolongation le 7 octobre, le Rouge et Or avait commis trois revirements, dont les deux seules interceptions de la saison de Richard.

L’offensive du Rouge et Or sera-t-elle désavantagée si dame Nature fait des siennes? «Pour les Carabins, il est également important de miser sur les deux facettes en offensive, a expliqué Éthier. La température fait partie du football en novembre et c’est la même chose pour les deux équipes.»

Duel relevé

Nous aurons droit à tout un duel entre les joueurs étoiles Jonathan Breton-Robert et Marc-Antoine Dequoy. «C’est un très bon athlète, qui possède une grande portée et qui lit bien le jeu, a souligné le demi inséré du Rouge et Or au sujet du demi défensif des Carabins, mais nous avons un bon plan pour affronter n’importe quel demi défensif. Il a réussi un beau jeu sur son interception.»

Breton-Robert disputera sa première Coupe Dunsmore en compagnie de son jumeau Vincent. Blessé à une cheville, le porteur de ballon était à l’écart l’an dernier. «Je suis très content qu’il soit en uniforme cette année. Vincent est bien impliqué dans nos succès.»

«Il faudra arrêter le numéro 9»

Mathieu Betts en a fait voir de toutes les couleurs au quart Dimitri Morand, lors de la visite des Carabins au PEPS un peu plus tôt cet automne.
Photo d’archives, Mathieu Bélanger
Mathieu Betts en a fait voir de toutes les couleurs au quart Dimitri Morand, lors de la visite des Carabins au PEPS un peu plus tôt cet automne.

Dimitri Morand identifie un aspect essentiel dans les succès offensifs des Carabins à la Coupe Dunsmore.

«On devra bien exécuter et, pour ce faire, il faudra arrêter le numéro 9 [Mathieu Betts] de l’autre bord, a expliqué le pivot des Bleus. Mathieu Betts est la pierre angulaire de leur défensive. Si je peux être confortable dans la pochette, ça va bien aller.»

«Lors du match à Québec en octobre, j’ai aussi eu une grande part de responsabilité dans la défaite, de poursuivre le produit des Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu. J’ai gardé la balle trop longtemps à quelques reprises. Je dois trouver mes receveurs plus rapidement. J’ai connu une progression dans mes lectures au cours de la saison.»

Confiant en ses receveurs

Morand a pu compter sur le retour de quelques pièces importantes lors du match de demi-finale face aux Redmen de McGill. Le demi inséré Louis-Mathieu Normandin était de retour, tout comme le bloqueur Gustave Sylvestre et le garde François Bessette. Il est aussi possible que le demi inséré Guillaume Paquet soit de retour, lui qui s’est blessé lors du premier match de la saison.

«J’ai confiance en tous mes receveurs, a-t-il indiqué. Louis-Mathieu et Régis [Cibasu] ont des attributs différents, mais j’ai la même confiance envers tout le monde. Je suis confiant qu’on peut gagner, peu importe qui est habillé. Même chose sur la ligne offensive. Nous sommes choyés de miser sur autant de gros bonshommes et sur une très grande profondeur.»

Morand vivra son baptême de la Coupe Dunsmore comme partant.

«On dit qu’il s’agit d’un match comme les autres, mais c’est plus ou moins vrai en réalité. On sent l’excitation et la fébrilité. C’est pour un match comme ça qu’on joue au football. Quand tu es plus jeune, tu regardes ces parties à la télévision et tu aspires à être là un jour. Jouer à Québec est un gros atout pour Laval en raison de la foule bruyante, mais le bruit ne nous affecte pas. On pratique toujours avec la musique dans le tapis.»

Année d’apprentissage

Satisfait de sa première campagne comme partant? «Je suis resté sur ma faim sur certains aspects, mais je suis très satisfait de l’ensemble de la saison et je regarde vers l’avant, a indiqué celui qui a complété 119 de ses 190 passes, pour des gains de 1424 verges et six touchés. J’aurais aimé être plus constant en début de saison et convertir plus de deuxième essai. Ce fut une année d’apprentissage.»

Des mauvais souvenirs pour la ligne offensive

Gustave Sylvestre et ses potes de la ligne offensive n’ont pas joué à l’autruche après la défaite des Carabins à Québec.

«La ligne offensive a pris le blâme après la défaite à Québec, a raconté le bloqueur à gauche des Carabins de l’Université de Montréal. Nous avons du leadership et c’est la preuve d’une équipe en santé. Ce fut de loin notre plus mauvais match de la saison. Nous avions livré une mauvaise performance et ça ne peut pas être pire cette fois-ci. Notre quart-arrière n’avait pas le temps de lancer le ballon et nous n’avions pas créé de trous pour nos porteurs.»

«Depuis cette défaite, on voit la différence, de poursuivre Sylvestre. On a redoublé d’ardeur et on a réalisé qu’on ne peut pas prendre de pause. Nous n’avions pas eu la meilleure semaine de préparation et nous étions arrivés un peu à plat et stressés.»

Le facteur Betts

Que fait-on pour freiner Betts qui avait obtenu quatre sacs dans la victoire de 18-15 du 7 octobre?

«On peut le doubler, glisser la protection vers lui, mais on ne peut pas se concentrer uniquement sur lui, a expliqué Sylvestre qui a évolué en compagnie de l’ailier défensif du Rouge et Or dans les rangs scolaires avec les Cactus du Collège Notre-Dame.

«Il y a 11 autres joueurs sur le terrain. Les deux équipes vont faire des bons jeux et il faudra en faire deux ou trois de plus. Ils ont bougé Mathieu lors du dernier match sur la ligne ou au deuxième niveau, mais ce n’était pas une surprise parce qu’ils l’avaient déjà fait.»

Blessé au PEPS, Sylvestre a repris le collier, samedi dernier, en demi-finale face aux Redmen de McGill.

«Je ne craignais pas que ma saison soit terminée, a indiqué le vétéran de 5e saison. Je suis content de revenir au jeu pour pouvoir disputer mes dernières parties universitaires. Je n’ai pas de séquelles de ma blessure et tout s’est bien passé contre McGill. Mon retour et celui de François [Bessette] ont apporté un certain calme.»