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Plaintes en harcèlement psychologique: Lehouillier admet des «épisodes moins drôles»

Plaintes en harcèlement psychologique: Lehouillier admet des «épisodes moins drôles»
Photo Jean-Francois Desgagnes

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Le maire de Lévis affirme que les relations dans son cabinet ont toujours été « très harmonieuses », malgré trois plaintes en harcèlement psychologique portées contre lui, mais admet que des épisodes ont été « moins drôles ».

Un peu plus de trois mois après le dépôt contre lui de trois plaintes en harcèlement psychologique à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), Gilles Lehouillier s’est fait questionner jeudi sur le cheminement des plaintes.

« On n’est pas du tout en médiation. On suit le processus normal. » Le maire n’a pas voulu dire si c’est parce qu’il refuse d’aller en médiation ou si c’est parce qu’on n’en est pas encore rendu à cette étape du processus de plainte.

Il s’est défendu d’avoir instauré un climat de travail difficile.

« Les relations à mon cabinet sont très harmonieuses, comme elles l’ont toujours été. On fera connaître au moment opportun l’autre côté de la médaille. Il peut y avoir des épisodes qui ont été moins drôles, mais ça, ça fait partie de l’autre côté de la médaille. » Il a refusé de préciser davantage.

Pas d’autre plainte

Il n’y a pas eu d’autre plainte portée depuis et aucuns frais n’ont encore été engagés par la Ville de Lévis. Cependant, le maire a clairement fait savoir que sa défense serait assumée par les contribuables puisqu’il existe dans la loi un mécanisme qui permet à un élu d’utiliser les fonds publics pour se défendre d’accusations portées contre lui. « On respecte la loi. Au moment opportun, les gens de l’administration feront connaître ces chiffres-là. »

Il n’est pas question à Lévis que le conseil municipal agisse comme celui de la Ville de L’Ancienne-Lorette, où le maire a réglé à l’amiable avec son ancienne chef de cabinet, qui avait porté plainte contre lui pour harcèlement psychologique. Les élus lorettains ont demandé à la Commission municipale d’enquêter sur les gestes d’Émile Loranger pour faire la lumière sur son comportement. À Lévis, aucune démarche de ce genre n’est en cours. « Pour faire enquête, on va attendre d’avoir l’autre côté de la médaille », a brièvement répondu Gilles Lehouillier.

11 témoignages

Le Journal avait publié à la fin de l’été les témoignages de 11 personnes qui disaient avoir été victimes ou témoins de violence verbale de la part du maire de Lévis depuis plusieurs années, des propos qui avaient été énoncés selon ces personnes au vu et au su de la direction générale de la Ville. À la suite de la publication du reportage, trois autres témoins s’étaient manifestés pour raconter des expériences similaires, demandant qu’on préserve leur anonymat.

Une altercation physique avait même été relatée par une des présumées victimes, qui avait raconté avoir été agrippée par le bras par M. Lehouillier lors d’une soirée où elle était tenue de l’accompagner en dehors des heures de travail.