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Tannés de Trump ou des médias?

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Le président des États-Unis est instable. Il est menteur, vaniteux, égocentrique, malhonnête, narcissique, complaisant, raciste, misogyne, et plus encore. Journaux, magazines et réseaux de télé américains font de Donald Trump une véritable obsession.

Nos médias aussi. J’en ai ras le pompon de lire et d’entendre tout et rien à son sujet. À RDI, au 24/60 d’Anne-Marie Dussault, Trump est devenu LE sujet quotidien. Il y est décrié, discrédité et ridiculisé. Il ne fait et ne dit que des bêtises.

Si cette insistance de nos médias ne fait pas au président américain un pli sur la différence, celle des médias américains est loin de le desservir. Leurs critiques constantes et hargneuses lui rendent le plus grand service. Les résultats des élections de mi-mandat le démontrent avec éloquence.

Le désastre n’a pas eu lieu

Ces élections n’ont pas été le désastre appréhendé, même si elles ne sont pas le triomphe dont se targue le locataire de la Maison-Blanche. Les républicains ont même fait des gains au Sénat et la maigre majorité des démocrates à la Chambre des représentants n’arrivera pas vraiment à l’ennuyer.

Le zèle partisan des médias américains, plus particulièrement celui de CNN, ne fait que rendre de plus en plus crédible le président, qui les accuse de s’être tous ligués contre lui. Ce n’est pas d’hier que les gens se méfient des médias. C’est d’ailleurs à cause de cette méfiance si les médias sociaux ont pris tant d’importance. Ils sont devenus la principale source d’information d’une grande partie de la population.

Les citoyens sont excédés par les partis d’opposition pour lesquels le gouvernement au pouvoir ne fait jamais rien de bien. Les électeurs les plus idéalistes souhaiteraient même que la notion de parti disparaisse et que les élus votent selon leur bonne conscience. Les gens sont écœurés des médias qui laissent toujours entendre que ce que fait le parti au pouvoir est mauvais par définition.

Vétilles montées en épingle

Les réseaux d’information continue se délectent du moindre faux pas de Donald Trump. Ils accordent à des vétilles autant d’importance que s’il s’agissait de déclarations et de gestes conséquents. C’est bon pour l’audience, semblent croire les patrons de l’information.

On a vécu la même chose durant la dernière campagne électorale du Québec où des bévues anodines comme les 75 $ de Couillard, les langues officielles du Québec selon Manon Massé, les provinces bilingues de François Legault, etc. ont fait les choux gras des commentateurs et des journalistes.

Si les médias ne réussissent pas à trouver un juste équilibre entre l’analyse objective et l’opposition systématique, entre les faits qui importent et les banalités, Donald Trump sera réélu pour un deuxième mandat et les réseaux sociaux deviendront la référence de la majorité. Aux États-Unis comme ici.

La trop discrète Stéphanie Jasmin

Stéphanie Jasmin est l’artiste la plus discrète du Québec. Scénographe et vidéaste de talent (pour ne pas dire de génie), elle est le bras droit de Denis Marleau à la direction du Théâtre UBU. Après Tartuffe au TNM, Les Marguerite(s) à l’Espace Go, Agamemnon et Innocence à la Comédie française, elle vient de recevoir la bourse Siminovitch de 100 000 $, le prix le plus important du pays accordé au spectacle vivant.