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Une génération pour s’excuser

Tricherie à l'université
Photo d'archives

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Avant, est-ce qu’on apprenait aux jeunes à l’école comment leurs ancêtres étaient de la m.... étaient des égoïstes qui martyrisaient le monde pour leur profit personnel?

Est-ce que les maires des villes commençaient leurs discours d’ouverture en s’excusant d’être là? Me semble que non. Alors pourquoi nous oui?

C’est la faute aux baby-boomers

En tant que millénariaux, on grandit avec la conception que la civilisation bâtie par la génération de nos parents est la cause de tous les problèmes du monde. Ce sont littéralement des choses qu’on nous apprend à l’école. La pollution, la guerre, l’esclavage, les génocides, l’appropriation culturelle, les Autochtones, name it, ils sont tous coupables et nous devons réparer.

Un phénomène mondial

Lorsque j’ai organisé la Fête de la Musique près de Marseille en 2012, sur 30 groupes, aucun ne chantait en français. Aller en France pour se faire dire que le français, c’est de la saleté de colonialistes. Surprenant? Non. Les jeunes Français ont aussi appris à mépriser leur culture pour excuser leur passé.

Qui en veut à Homer Simpson?

Rire des Américains, vous connaissez? La famille Simpson est l’une des icônes par excellence de l’Amérique moyenne. Homer, le père, est probablement aussi méprisé que secrètement envié. C’est bien lui au sommet de la pyramide, mais ça passe mieux si on lui donne une image d’épais. C’est comme ça en publicité: les hommes blancs sont devenus des morons incapables de s’occuper d’eux-mêmes pour que ça passe mieux. Quel héritage cela laisse-t-il pour la suite? Poser la question, c’est y répondre. Jalousie mal placée ou culpabilité méritée?

Un monde façonné pour s’excuser

En conclusion, il faut que le monde comprenne que les millénariaux ne sont pas là que pour réparer le passé de leurs ancêtres. Si les vieux ont semé la pagaille, c’est leur problème, pas le nôtre. Nous ne sommes pas une marchandise qu’on présente afin de s’excuser du passé. Cette surabondance de culpabilité finit par nous étouffer. On ne passera pas notre temps à nous excuser à leur place. On a le droit, nous aussi, de se tourner vers l’avenir.

 

Écoutez les réactions de Richard Martineau au sujet de cette chronique à partir de 18 min 10 s :

 

 

 


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