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La Ville de Québec promet un incinérateur «propre»

L’installation de distributeurs de charbon, bientôt sur tous les fours et le remplacement à venir des vieux brûleurs par des brûleurs au gaz naturel amélioreront grandement la situation, selon Suzanne Verreault, membre du comité exécutif de la Ville de Québec responsable de l’Environnement.
Photo d'archives, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS L’installation de distributeurs de charbon, bientôt sur tous les fours et le remplacement à venir des vieux brûleurs par des brûleurs au gaz naturel amélioreront grandement la situation, selon Suzanne Verreault, membre du comité exécutif de la Ville de Québec responsable de l’Environnement.

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La situation à l’incinérateur n’est pas parfaite, mais elle s’améliore, affirme la Ville, qui veut un équipement «propre» d’ici cinq ans.

Jeudi, un expert, Slavko Sebez, pointait des lacunes dans les analyses du ministère de l’Environnement qui, selon lui, minimisent la pollution dégagée par l’incinérateur.

Un point de vue partagé par le Conseil régional de l’environnement. «Comment tu peux faire une modélisation en enlevant les pics de pollution? Parce que la réalité est composée de pics. On a toujours trouvé que le Ministère était faussement rassurant dans ses modélisations», a exprimé son directeur général, Alexandre Turgeon.

Suzanne Verreault, membre du comité exécutif de la Ville de Québec responsable de l’Environnement, affirme que la situation s’est améliorée à l’incinérateur depuis que la Ville en a repris le contrôle, en 2015. «Avec tout ce que j’ai comme données, tous les suivis qu’on a, tous les investissements qu’on fait, j’ai confiance. Il n’y a rien qui me démontre qu’on ne fait pas de notre mieux.»

L’installation de distributeurs de charbon, bientôt sur tous les fours et le remplacement à venir des vieux brûleurs par des brûleurs au gaz naturel amélioreront grandement la situation, selon Suzanne Verreault, membre du comité exécutif de la Ville de Québec responsable de l’Environnement.
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés

15 millions $

L’installation de distributeurs de charbon, bientôt sur tous les fours et le remplacement à venir des vieux brûleurs par des brûleurs au gaz naturel amélioreront grandement la situation, selon elle. La Ville investira 15 millions $ d’ici cinq ans.

«Mon objectif, c’est de renverser la vapeur. Je veux que les citoyens soient en sécurité et qu’ils sachent que tout a été fait pour qu’on ait un incinérateur propre. On est bien parti pour atteindre l’objectif.» Le ministère de l’Environnement a répondu jeudi par courriel aux questions formulées la veille par Le Journal. Il a réfuté certains arguments avancés dans la critique de son rapport.

Selon lui, la période d’étude était «satisfaisante» et la centaine d'échantillons de particules et de métaux et la soixantaine d'échantillons de dioxines et furannes permettent de tirer des conclusions significatives.

Valeurs moyennes

Les autorités assurent que les pics de pollution sont considérés. Cependant, dans leur analyse qui détermine si les concentrations respectent les normes, elle ne tient compte que des valeurs moyennes, ce que déplorait M. Sebez.

Le Ministère a admis qu’il n’avait pas mesuré l’oxyde d’azote et le dioxyde de soufre aux stations Beaujeu et Vitré, les plus exposées aux rejets de l’incinérateur.