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Pour sa fête, elle se gâte en donnant aux itinérants

Une femme du Lac-Saint-Jean fera 1000 km pour distribuer des dons

La Robervaloise Karianne Potvin-Roy montre les dons qu’elle a recueillis pour les gens qui vivent dans la rue.
Photo courtoisie La Robervaloise Karianne Potvin-Roy montre les dons qu’elle a recueillis pour les gens qui vivent dans la rue.

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ROBERVAL | Une femme du Lac-Saint-Jean profitera de son anniversaire pour faire 1000 kilomètres, afin d’aller porter des vêtements et du matériel aux itinérants de Montréal.

Karianne Potvin-Roy n’avait qu’un souhait pour sa fête, soit celui d’aller à la rencontre d’itinérants pour leur apporter du réconfort à l’aube de la période hivernale.

Elle quittera donc Roberval pour se rendre à Montréal aujourd’hui avec six sacs contenant des vêtements et des vivres d’une valeur de 100 $ chacun.

Frappée par la misère

S’étant elle-même déjà retrouvée dans des conditions de vie difficiles, alors qu’elle se trouvait dans l’Ouest canadien, la mère de 28 ans est frappée par la misère que vivent des êtres humains.

«J’ai côtoyé des gens qui vivent dans la rue et je connais leur réalité. Je veux tout simplement changer la journée de quelques personnes. C’est ce qui me fera le plus plaisir pour ma fête», dit-elle.

Mme Potvin-Roy s’est mobilisée pour récolter des dons qu’elle veut remettre en mains propres à des sans-abri de la métropole.

Elle a opté pour Montréal, car elle considère que cette problématique y est un fléau. Elle est toutefois consciente du fait qu’il y a des gens démunis dans toutes les régions du Québec, y compris la sienne.

Un ami la guidera pendant son trajet. «Les sacs valent un bon 100 $ chacun. On y retrouve des tuques, des chandails chauds, des gants, des bas, de la nourriture, de l’eau et des jus, par exemple», mentionne Mme Potvin-Roy, qui occupe un emploi de soudeuse-monteuse dans une usine.

Aujourd’hui, elle se considère comme chanceuse d’avoir un logis, un conjoint et une jolie fille de cinq ans.

Comme Dédé Fortin

Pendant son périple, la Jeannoise sera aussi accompagnée de sa mère, Chantale Potvin, qui est enseignante au secondaire.

«Son but est d’apporter, comme le chantait Dédé Fortin, un p’tit brin de bonheur à ceux qui ont l’hiver drette dans le cœur», image Mme Potvin. Elle ajoute que sa fille «a un cœur grand comme l’univers et qu’il est important pour cette dernière de donner au suivant».

Il y a deux ans, Karianne Potvin-Roy a acheté pour 150 $ de nourriture qu’elle a donnée à des chiens errants de la communauté d’Opitciwan. En septembre dernier, le Conseil des Atikamekw rapportait d’ailleurs que plusieurs membres de la bande sont attaqués et blessés chaque année par des chiens laissés sans surveillance ou errants.