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Sexter, c’est con

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Quelqu’un peut-il expliquer pourquoi un homme d’âge mur, pas particulièrement ou même pas du tout un pétard qui aurait des attributs exceptionnels à montrer, marié à une puissante avocate et auteure connue, père de trois enfants et député conservateur à la Chambre des communes du gouvernement du Canada, envoie pendant trois semaines des photos et des vidéos sexuellement explicites de sa personne à quelqu’un qu’il croit « une destinataire féminine consentante », mais qu’il ne connaît pas ?

Qu’est-ce qui se passe entre ses deux oreilles, au moment précis où il appuie sur Entrée ? Entre ses deux jambes, on s’en doute un peu. Mais dans sa tête ? Pense-t-il vraiment que c’est une bonne idée ? Même entre adultes « consentants­­­ » ?

Mais pourquoi ?

Lui, Tony Clement ? Ex-ministre de la Santé, ex-ministre de l’Industrie et ancien président du Conseil du Trésor sous Stephen Harper ? Candidat à la chefferie du Parti conservateur ?

Et surtout, surtout, un membre du comité parlementaire qui surveille les activités des services de renseignements et de sécurité nationale, accréditées « secrets défense » ?

Il semble bien qu’il ait été victime d’une tentative de chantage. On ignore s’il existe un lien avec ses fonctions dans ce comité. Pour l’instant, la GRC enquête.

Mauvaise note

Il va sans dire que son chef Andrew Scheer l’a foutu à la porte du caucus conservateur, surtout que l’honorable député lui aurait menti. Il y aurait d’autres allégations à son sujet.

Tony Clement était connu pour être très actif en ligne. Plus j’y pense, plus j’en viens à croire que les réseaux sociaux sont porteurs d’un dangereux virus qui rend stupide. L’humanité est en péril !

Il s’est excusé, a promis de demander de l’aide, et tout le reste.

Bravo, mais moi, je suggère plutôt une greffe de cerveau.