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Bernard Lavilliers renoue avec le public québécois

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Il a lancé plus de 20 albums de styles différents, écrit des centaines de chansons et parcouru le monde. Même à 72 ans, le chanteur français Bernard Lavilliers a encore des choses à dire, comme en fait foi son effort engagé «5 minutes au paradis» lancé l’an dernier.

L’artiste viendra donc présenter ses nouvelles compositions et revisitera une partie de son vaste répertoire lors de concerts au Palais Montcalm de Québec le 13 novembre et à l’Olympia de Montréal deux soirs plus tard. Il mettra ainsi fin à une disette d’un peu plus de 10 ans sans spectacle dans la province.

Pour ce faire, le vétéran auteur-compositeur-interprète sera bien entouré. «C’est un peu le rock qui débarque! J’ai trois Belges qui jouent de tous les instruments. Je peux faire le reggae si je veux, de la salsa, du jazz, du rock», confie-t-il à son arrivée en sol québécois.

Il sera ainsi possible d’entendre «L’espoir», lumineuse pièce au texte fort qui éclaire, en fin de parcours, «5 minutes au paradis». C’est probablement en tombée de rideau, seul à la guitare, qu’il interprétera cette pièce enregistrée en duo avec Jeanne Cherhal.

Souvenirs du Québec

Il y a presque 40 ans déjà, Bernard Lavilliers a goûté avec joie à l’hiver québécois. C’est en 1979 qu’il a eu ses premiers contacts avec certaines vedettes d’ici.

«C’est là où j’ai rencontré Robert Charlebois, Diane Dufresne et Louise Forestier. J’étais en blouson de cuir de motard qui datait des années je ne sais plus quoi... Ils m’ont dit “au début, on t’a pris pour un bum”. Je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient dire: un clochard! J’ai acheté des trucs pour avoir chaud, mais je ne m’étais pas rendu compte que j’avais un t-shirt et mon blouson de cuir. À moins 30 (degrés), ça ne tient pas.»

La fièvre des voyages

Véritable globe-trotter, le chanteur français écrit et compose un peu partout sur la planète. «Le fait de changer de continent, de culture, de musique, de langage, ça me renouvelle. J’ai comme une envie de changer de vie. Je pense déjà à demain: comment ça va se passer au Brésil? En Italie? En Hongrie? Aux États-Unis? Tout ça m’intrigue.»

Un jour, les hivers québécois pourraient même l’inspirer. «J’ai déjà écrit pour Florence K une chanson d’amour, de séparation [“Et si jamais”] qui n’avait pas grand-chose à voir avec le Québec. Je ne suis pas encore resté assez longtemps chez vous pour oser écrire une chanson sur le Québec. Ça ne veut pas dire que je ne le ferai pas...»

Bernard Lavilliers partira bientôt pour six mois à Buenos Aires, en Argentine, là où, précise-t-il, «il se passe beaucoup de choses». Il en profitera pour créer un nouvel album... à caractère social, évidemment. «Je ne peux pas m’en sortir! Les gens m’intéressent», conclut-il.