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Pornographie juvénile à Thetford Mines: deux adolescentes filmés à leur insu lors de relations sexuelles

Deux suspects sont recherchés pour porno juvénile

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THETFORD MINES | Deux jeunes hommes sont recherchés par la Sûreté municipale de Thetford Mines au sujet de la diffusion de vidéos dans lesquelles on peut voir des adolescentes filmées à leur insu pendant des relations sexuelles.

Selon la police, l’enquête démontre que quatre vidéos ont été produites en 2017 par des amis qui étaient présents lors des ébats. « Par la suite, ces images ont été distribuées dans un groupe sur les réseaux sociaux », a indiqué Yves Simoneau, porte-parole de la police.

Au moment des faits, les adolescentes étaient âgées de 14 et 15 ans et leurs partenaires, de 17 à 20 ans. Toujours selon la police, les trois suspects ont quitté le territoire de Thetford Mines.

Un seul des trois suspects, d’âge mineur, a été arrêté à Montréal. Il a été accusé de possession de pornographie juvénile, de production de pornographie juvénile et de diffusion non consensuelle d’une image intime.

Les deux autres individus, l’un âgé de 20 ans et l’autre de 21 ans, sont recherchés pour des infractions de possession de pornographie juvénile, de production de pornographie juvénile et de diffusion non consensuelle d’une image intime.

Quelques jeunes rencontrés mardi n’avaient pas visionné les images. « C’est certain que ça fait peur. On ne sait plus trop quoi leur dire », a avoué la mère d’un jeune de quatrième secondaire.

La commission scolaire des Appalaches précise que « les interventions et les mesures nécessaires ont été mises en place ». Selon la responsable des communications, ces mesures consistent en un service d’aide aux élèves.

Depuis le partage de photos sexuellement explicites au Séminaire des Pères maristes à Québec, d’autres histoires ont éclaté. Les plus vieux aussi sont empêtrés dans de tels dossiers, comme le député fédéral Tony Clement qui aurait partagé des images sexuellement explicites de lui-même.

« Banalisation de la sexualité »

« Ça n’arrête pas. On se rend bien compte que peu importe l’âge, il y a une banalisation de la sexualité sur internet. Je suis inquiète », lance Cathy Tétreault, directrice générale du Centre Cyber-aide, qui fait notamment de la sensibilisation à propos de la cybercriminalité et de l’hypersexualisation.

« Aujourd’hui, tu peux faire chanter n’importe qui, et les gens se sentent protégés derrière un clavier. On fait énormément de prévention dans les écoles », dit Geneviève Quinty, directrice du Projet intervention prostitution Québec (PIPQ).

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