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Un premier chèque de 11 M$ pour L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin

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Les villes de L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin recevront, dans les prochains jours, des chèques de 11 M$ qui découlent du procès sur la quote-part contre la Ville de Québec, même si la saga juridique est loin d’être terminée.

Dès le début du procès, en février dernier, la Ville de Québec avait effectué une série d’admissions, reconnaissant qu’elle avait surfacturé les deux villes défusionnées à hauteur de 8 millions $ pour certains services d’agglomération de 2008 à 2015.

Le montant a finalement été réévalué à la hausse en raison, notamment, des intérêts légaux. La Ville de L’Ancienne-Lorette, qui mène cette croisade devant les tribunaux, recevra une somme de 4 475 048 $ alors que la Ville de Saint-Augustin encaissera 6 566 679 $ puisque sa population et son potentiel fiscal sont plus élevés.

Les deux municipalités adopteront des résolutions lors de séances extraordinaires ce mardi (à Saint-Augustin) et mercredi (à L’Ancienne-Lorette) afin d’approuver la quittance partielle. Rappelons que la Ville de Québec a été condamnée à verser une somme beaucoup plus élevée de 38 M$ en Cour supérieure. Elle conteste toutefois le montant total devant la Cour d’appel.

À la Ville de Québec, le porte-parole David O’Brien a confirmé mardi en fin d’après-midi que la municipalité a signé deux chèques distincts d’un montant total de 11 millions $. Les admissions de surfacturation de la Ville de Québec touchaient essentiellement le service de collecte des ordures et les revenus de stationnement, a rappelé M. O’Brien.

Pas de baisse de taxes

Même si l’émission de ces chèques arrive à point nommé, pendant la préparation du budget 2019, les maires des deux municipalités défusionnées refusent de pavoiser et invitent les citoyens à patienter. Il n’y aura pas de baisse de taxes à court terme, ont-ils tous deux confirmé en entrevue.

À Saint-Augustin, le maire Sylvain Juneau compte réaffecter tout gain à la réduction de la dette colossale de 100 M$ de la municipalité. «La somme de 6,5 M$, ça va nous permettre de réparer le fiasco du Centre Jean-Marie-Roy. Il faut le mettre à terre et en construire un nouveau. C’est à peu près les mêmes chiffres. Tout ce qu’on emprunte, ça s’en va sur la dette, mais là on n’empruntera pas, ce qui revient pratiquement au même».

«Cet argent-là, on le remet dans les coffres de la Ville», a pour sa part déclaré le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger. «Ça nous a coûté 6,2 M$ jusqu’à présent (le combat judiciaire) et on le met dans le fonds consolidé pour payer nos honoraires pour les deux prochaines années. Ça nous donne de l’oxygène pour continuer la bataille», a-t-il expliqué, convaincu de réaliser un gain de plus de 22 M$ au terme du processus judiciaire.

Webdiffusion à L’Ancienne-Lorette

Les élus de L’Ancienne-Lorette adopteront par ailleurs une résolution, mercredi soir, afin d’autoriser la webdiffusion des séances du conseil. Le maire Émile Loranger s’y était opposé bec et ongles dans les dernières années et avait même expulsé une équipe de tournage de Portneuf en 2016

«Moi, personnellement, je n’ai pas vraiment de problème avec les caméras. Il y en a d’autres qui vont avoir des problèmes et que je voulais protéger, mais là tout le monde semble d’accord alors on va le permettre. Je n’ai aucun problème avec ça», a-t-il confié en entrevue, mardi, confirmant le virage à 180 degrés du conseil municipal sur cet enjeu.

- Avec la collaboration de Taïeb Moalla