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Un projet de loi sur les taxes scolaires avant les Fêtes

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Le gouvernement Legault posera un premier geste pour réduire le fardeau fiscal des Québécois en déposant, avant le congé des Fêtes, un projet de loi pour diminuer les taxes scolaires partout au Québec.

C’est ce que le ministre des Finances, Éric Girard, a annoncé à son arrivée au Conseil des ministres mercredi matin lors d’une courte mêlée de presse.

En campagne électorale, la CAQ proposait de réduire le niveau des taxes scolaires à 10 cents par tranche de 100 dollars d’évaluation foncière. Cette mesure se traduira par une baisse de revenus de 700 M$ pour les fonds publics.

 

Peu de détails

Le gouvernement Legault a donné peu de détails sur la façon dont la réduction s’appliquera. « On a promis, durant la dernière campagne électorale, de le faire sur quatre ans », a rappelé le premier ministre François Legault en marge d’une allocution devant la Fédération québécoise des municipalités.

« Actuellement, il y a des régions qui sont à 30 cents du 100 dollars, entre autres la Mauricie et le Saguenay–Lac-Saint-Jean. On veut ramener tout le monde à 10 cents sur quatre ans, a-t-il ajouté. On pourra voir, dans le projet de loi, à quel rythme ça se fait. »

Le ministre Éric Girard a tout de même bon espoir que les Québécois verront une première diminution de leurs comptes de taxes scolaires dès l’an prochain. « L’idée est vraiment que le compte de taxes 2019 soit impacté », a-t-il affirmé en entrevue à l’émission La Joute, sur les ondes de LCN.

Moins d’argent pour les services ?

Québec solidaire a rapidement dénoncé la volonté du gouvernement Legault de réduire les taxes scolaires en soulignant que la mesure affectera le revenu des commissions scolaires. « Est-ce que cet argent va être compensé par le gouvernement qui dit vouloir en faire plus nos élèves ? Là-dessus, M. Legault est totalement incohérent », a déclaré le député solidaire Vincent Marissal dans un communiqué de presse.

De plus, la diminution du fardeau fiscal ne bénéficiera pas à ceux qui vivent en logement, souligne Québec solidaire. « L’abolition de la taxe scolaire ne remet de l’argent que dans les poches des propriétaires, ajoute Vincent Marissal. Jamais les locataires ne verront la couleur de cet argent, alors que ce sont ces familles qui sont souvent les plus précaires financièrement. »