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Une usine d'urée et méthanol projetée à Bécancour

Une usine d'urée et méthanol projetée à Bécancour
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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BÉCANCOUR – Une usine de fertilisant envisagée depuis 2012 à Bécancour pourrait finalement voir le jour en 2022.

L'usine d'urée, à l'époque annoncée par la coopérative indienne IFFCO, sera doublée d'une usine de production de méthanol. Les deux seront combinées à l'intérieur d'un même plan pétrochimique, une première au monde.

L'investissement de 1,3 milliard $ devrait créer 200 emplois.

IFFCO est maintenant un partenaire minoritaire du nouveau groupe de promoteurs, qui comprend la Coop fédérée et Nauticol Québec.

En 2012, IFFCO souhaitait implanter une usine d'urée évaluée à 2 milliards $. Cependant, les conditions de marché défavorables de l'urée avaient forcé la révision à la baisse du projet.

La production simultanée de méthanol et d'urée rendra l'usine moins vulnérable aux soubresauts des marchés. «Les deux n'ont pas les mêmes "drivers". Alors, on se dit que ce ne sont pas les mêmes conditions qui vont faire en sorte que l'urée va monter et que l'autre va descendre», a expliqué Matthew Scorah de Nauticol Québec, une filiale de l'entreprise albertaine Nauticol Energy.

Le premier projet d'IFFCO avait déjà obtenu toutes les autorisations environnementales. Cela ne garantit toutefois pas que ce sera le cas pour la nouvelle monture du projet, qui devra retourner devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

«Le contexte social change et on ne peut pas dire que, parce que le projet a été accepté en 2014, ce sera la même chose maintenant», a noté Lina Lachapelle de SCN-Lavalin, qui est chargée des études techniques.

Les promoteurs préviennent tout de même que «si le projet ne se fait pas ici, selon nos normes environnementales parmi les plus sévères au monde, il se fera ailleurs et les GES émis en plus grande quantité se retrouveront dans l'atmosphère».

L'urée utilisée au Québec pour les grandes cultures agricoles doit, en ce moment, être importée notamment depuis la Russie, l'Inde et les États-Unis. L'usine de Bécancour permettra une plus grande autonomie sur ce plan.

«C'est une façon concrète de dire que l'urée va être plus facilement disponible pour les producteurs», a plaidé Simon Baillargeon de la Coop fédérée.