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Lauzon croyait sa carrière finie

Une blessure a ralenti le choix de deuxième ronde des Penguins tout au long de la dernière saison

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Photo d'archives, Daniel Mallard Zachary Lauzon, photographié en novembre 2017 avant un match face aux Remparts, a été limité à 25 matchs la saison dernière à cause de sa blessure au cou.

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Zachary Lauzon n’y croyait plus. Après plusieurs tentatives infructueuses à rechausser les patins, le défenseur des Huskies de Rouyn-Noranda est passé à un cheveu de tirer un trait sur son rêve d’atteindre la Ligue nationale avant qu’un appel de son agent change tout au cours de l’été.

Victime d’une commotion cérébrale en avril 2017, quelques semaines avant qu’il ne devienne la propriété des Penguins de Pittsburgh en deuxième ronde de la séance de sélection annuelle, Lauzon croyait être rétabli à l’aube de la saison 2017-2018.

Ce n’était pas le cas. Des problèmes avec son cou, lesquels on pourrait qualifier d’entorse cervicale, résultant de cette fameuse commotion l’ont ralenti tout au long de la saison, et même quand il était en uniforme, le natif de Val-d’Or était loin d’être au sommet de sa forme.

Il n’a finalement pris part qu’à 25 rencontres ainsi qu’aux cinq premières de son équipe en séries, où celle-ci a été éliminée dès le tour initial par le Phœnix de Sherbrooke. À ce moment, Lauzon broyait du noir et il n’était plus question de penser au hockey en retournant à la maison. Ni dans l’immédiat ni dans le futur.

« L’objectif est de revenir au jeu à 100 %. Je me suis mis de la pression dans le passé ainsi que des échéanciers, et ça a fait en sorte que j’ai fait des retours au jeu qui étaient prématurés. Le mot d’ordre pour le restant de ma carrière sera que la santé passe en premier », racontait Lauzon, qui s’est ouvert sur cet épisode difficile de sa carrière dans les gradins de l’aréna Iamgold lors du passage du Journal en Abitibi la semaine passée.

« J’étais frustré. À la fin, quand je retournais au jeu, je pensais toujours à ça et j’étais nerveux. Je n’avais pas de plaisir à jouer au hockey. J’avais besoin d’une pause et dans ma tête, ma carrière était pas mal finie. Chez nous, j’ai décroché, mais après, j’ai commencé à m’ennuyer du hockey », a-t-il renchéri.

Malgré des interventions avec différents spécialistes, Lauzon n’arrivait pas à chasser les douleurs qui l’envahissaient constamment. « Chaque fois que je sautais sur la glace, j’avais des maux de tête et des étourdissements, des maux de cou et j’avais de la misère à me concentrer à l’école. »

Sur les traces de Crosby

À la fin juillet, après des semaines de répit, son agent lui a offert de rencontrer le Dr Matthew Antonucci en Floride, un chiropraticien reconnu pour avoir aidé quelques athlètes aux prises avec des symptômes de commotion cérébrale. C’est lui qui a permis au capitaine des Penguins, Sidney Crosby, de se remettre sur pied après ses multiples commotions et de redevenir le joueur dominant qu’il était. Crosby et Lauzon sont représentés par l’agence de Pat Brisson, qui a tissé des liens avec la clinique en question.

« Je n’avais pas les traitements appropriés au début. C’est quand je suis allé à Orlando que j’ai cru au diagnostic à 100 %. Ça m’a fait du bien et je me compte extrêmement chanceux d’avoir eu accès à ces traitements.

« Ils ont mis le point sur le bobo et ils m’ont dit quoi faire pour bien me sentir. J’ai vu les résultats immédiats. J’avais vu d’autres gens super compétents avant, mais il y a quelque chose de différent avec cette clinique et ils ont réussi à me mettre en confiance, à me rassurer », a souligné le jeune homme de 20 ans.

La lumière

À l’issue de cinq jours de traitements bénéfiques en Floride, Lauzon s’est remis en boulot en renouant avec le gymnase, plus motivé que jamais. Depuis la semaine passée, il est de retour dans l’entourage des Huskies, où il a recommencé à patiner. S’il préfère ne pas se donner d’échéancier pour un retour au jeu, Lauzon sait cependant qu’il n’aura aucun regret. Advienne que pourra.

« Le but ultime pour tous les joueurs est de jouer dans la Ligue nationale. Ce n’est pas tout le monde qui est repêché, alors j’ai un pied dans la porte et je ne pourrais pas me le pardonner si j’arrêtais tout de suite sans avoir l’impression d’être allé au bout du processus. »

Durocher reprend le collier à Bathurst

Mario Durocher avait agi comme entraîneur adjoint avec le Drakkar de Baie-Comeau durant la deuxième moitié de la dernière saison.
Photo d'archives
Mario Durocher avait agi comme entraîneur adjoint avec le Drakkar de Baie-Comeau durant la deuxième moitié de la dernière saison.

Si Mario Durocher a accepté de prendre la relève derrière le banc du Titan d’Acadie-Bathurst alors que l’équipe est en pleine reconstruction, c’est en grande partie à cause du directeur général Sylvain Couturier, pour qui le vénérable entraîneur éprouve « beaucoup de respect ».

Depuis mardi, Durocher est de retour dans la baie des Chaleurs, là où il avait exercé les fonctions d’entraîneur-chef du Titan 2004 à 2006 (remplacé au milieu de la saison 2005-2006). Cette fois, il reprend le chapeau abandonné par Bryan Lizotte pour des raisons familiales après seulement 21 matchs et quatre victoires.

« Ça roule », lance d’emblée l’homme de hockey de 55 ans, sans emploi dans la LHJMQ depuis la fin de saison dernière, où il épaulait Martin Bernard derrière le banc du Drakkar après avoir quitté les Foreurs au début janvier. Il a signé un contrat de trois ans.

« Sylvain, je le respecte beaucoup et c’est une bonne personne. C’est la raison principale pour laquelle j’ai accepté. C’est un bon gars de hockey. Il a réussi à gagner la coupe Memorial dans un petit marché, je lui lève mon chapeau », a souligné au bout du fil Durocher, l’un des quatre seuls entraîneurs qui comptent 500 victoires dans la LHJMQ. Réal Paiement (541), Guy Chouinard (569) et Richard Martel (589) figurent aussi au sein de ce groupe sélect.

Du temps

Durocher, un ingénieur forestier de métier, veut se donner quelques semaines pour se familiariser avec ses nouveaux joueurs et son nouvel environnement. Et n’allez pas croire qu’il se considère comme le sauveur.

« Je ne changerai pas tout de A à Z. Je me donne jusqu’aux Fêtes pour acclimater tout le monde ensemble. J’ai parlé avec mes adjoints de ce qui fonctionnait et ce qui fonctionnait moins. Ce que je veux, c’est qu’on se donne une chance de gagner tous les soirs. On a quelques vétérans qui ont remporté la coupe Memorial et je veux qu’ils laissent un héritage à l’organisation. »

La possibilité de rejoindre Martel au sommet du palmarès des coachs les plus victorieux n’a pas été une motivation à reprendre le sifflet. « Du tout. Je fais ça pour les bonnes raisons. Je veux aider les joueurs à devenir des professionnels et de meilleures personnes dans la société. »

Premier test vendredi soir au Colisée Financière Sun Life de Rimouski contre l’Océanic.

Dans le calepin...

  • Comme il l’avait fait dans le dossier du centre Georges-Vézina à Chicoutimi, le commissaire Gilles Courteau s’est montré catégorique sur l’avenir du centre Marcel-Dionne, où élisent domicile les Voltigeurs de Drummondville. Même si le maire Alexandre Cusson privilégie la rénovation du vieil aréna datant de 1963, M. Courteau espère que les autorités municipales changeront d’avis en s’inspirant des projets de Shawinigan, Gatineau et Moncton. « Il faut regarder pour que les Voltigeurs puissent opérer pour les quarante prochaines années. Avec ce que l’organisation a apporté au cours des 15 dernières années, de la façon dont ils représentent leur ville et leur région, et ce que ça apporte, une franchise junior majeur, [la construction d’un nouvel amphithéâtre] est un élément important. Je suis conscient de ce que ça peut représenter [comme investissement], mais je pense que ça mérite d’être analysé plus en profondeur pour voir la possibilité de construire un aréna neuf », a-t-il confié au Journal.
  • Le Titan a ajouté l’attaquant canadien d’origine russe Seva Losev à son alignement comme joueur affilié pour tenter d’insuffler un nouveau souffle à son offensive, la pire du circuit, lui qui évoluait jusqu’ici cette saison en Ontario au niveau junior A. Âgé de 18 ans, le patineur de 6 pi 1 po et 185 lb a participé à 30 rencontres la saison dernière avec les 67’s d’Ottawa dans la Ligue junior de l’Ontario (OHL), amassant deux buts et une passe.
  • Les entraîneurs Bruce Richardson (Armada) et Steve Hartley (Voltigeurs) ne partageront sans doute pas un repas ensemble lors des prochaines semaines. Richardson n’a pas apprécié qu’Hartley continue d’utiliser à outrance ses meilleurs soldats lors d’un double jeu de puissance alors que les Voltigeurs menaient 6-0, vendredi dernier. Ils l’ont emporté 8-1. « Un manque de respect total, c’est un gars en plus à qui j’ai donné un job dans le midget AAA quand j’ai quitté pour les Tigres de Victoriaville. J’ai aidé à l’engager et c’est un beau remerciement », a-t-il déploré au confrère Cédrick Blondin.

8

Le 14 novembre 1999, Mathieu Benoît égale un record de Ligue en marquant huit buts avec le Titan en un seul match contre son ancienne équipe, les Saguenéens. Benoît a fini la saison avec 57 buts en 53 rencontres, lui qui a été échangé en milieu de campagne aux Wildcats.

23

Le défenseur des Olympiques, Gabriel Bilodeau, mène le circuit avec 23 pénalités mineures. Auteur de 17 points en 20 rencontres cette saison, Bilodeau est reconnu pour son jeu robuste comme en témoignent ses 295 minutes de pénalité depuis le début de sa carrière junior.

16

L’attaquant Alexis Lafrenière est régulier comme une horloge lorsqu’il se retrouve en avantage numérique alors qu’il a inscrit 16 points jusqu’ici dans ces circonstances, un sommet.