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L’avenir de Bombardier passe par les trains et non les jets régionaux, croit Legault

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BOSTON | François Legault estime que l’avenir de Bombardier passe par les trains et n’a pas beaucoup d’espoir pour l’avenir du programme de jets régionaux CRJ à Mirabel.

«Le transport en commun, c’est l’avenir. Il va y avoir beaucoup d’achats dans l’avenir: des trains, des wagons de métro, de tramway. C’est une industrie en pleine croissance. Les avions commerciaux, il y a beaucoup de compétition et il y a de grands joueurs. C’est plus difficile», a lancé le premier ministre jeudi, lors du point de presse de clôture d’une mission économique à Boston, aux États-Unis.

La semaine dernière, Bombardier a annoncé 5000 coupures de poste, dont 2500 au Québec. L’entreprise a également cédé le programme des Q400 à Viking air et a indiqué qu’elle évaluait ses «options stratégiques» concernant ses jets régionaux CRJ, construits à Mirabel. Près de 1000 emplois pour l’assemblage en dépendent, sans compter les sous-traitants.

«On va essayer de protéger ce qu’on a, mais ce n’est pas facile. Bombardier a décidé de vendre le Q400. Je ne suis pas certain que le CRJ fait partie de leur plan pour l’avenir. L’endroit où l’on doit développer, c’est dans la division du transport», a martelé M. Legault.

Il ne croit pas non plus que l’aide gouvernementale pourrait aider Bombardier. «Il faudrait peut-être penser, un peu comme le cas de la série C, trouver un nouveau partenaire international qui pourrait assurer le développement futur du CRJ», a-t-il dit.

«Dans les jets d’affaires, il y a de l’avenir. Est-ce qu’il y a de l’avenir pour les CRJ? J’ai des questions. Est-ce qu’il y avait de l’avenir pour les Q400? J’avais des questions et j’avais raison. Est-ce qu’il y avait de l’avenir pour la Série C? J’avais des questions et j’avais raison. Je pense que c’est un moindre mal que la Série C soit chez Airbus. Il faut maintenant s’assurer que les emplois restent», a-t-il dit.

Contrairement à l’aéronautique, Bombardier a des «assises fortes» en Allemagne avec la division transport, a-t-il ajouté. «Ils ont des produits que certains de ses compétiteurs n’ont pas».